Mohammad Chatah, conseiller de Saad Hariri, a admis hier à la radio que la proportionnelle restait « un sujet propice à la discussion et qu’elle a des avantages ». Cependant, a-t-il souligné, « beaucoup envisagent la question de la loi électorale sous l’angle de l’existence sur la scène libanaise d’une faille qui empêche la tenue d’élections démocratiques ordinaires. Et cette faille réside dans le déséquilibre entre les protagonistes pour des raisons notoires. Or la proportionnelle, aux yeux de nombreuses personnes, serait de nature à aggraver ce déséquilibre ».
Par ailleurs, M. Chatah a affirmé qu’il « n’est pas question d’un boycottage des élections législatives en cas de non-formation d’un gouvernement neutre parce que le boycottage pose de nombreux inconvénients ».
De son côté, le député Ammar Houry, membre du bloc du Futur, a estimé que l’adoption de la proportionnelle à l’ombre des armes (du Hezbollah) « conduirait le pays à une nouvelle guerre civile ». Pour lui, « la partie adverse cherche, par la proportionnelle, à étendre son hégémonie sur le pays ».
Son collègue Samir Jisr a souligné que le courant du Futur n’était pas, « dans le principe, hostile à la proportionnelle », mais « on ne peut pas concevoir ce mode de scrutin à l’ombre d’un système confessionnel ».
Selon lui, c’est le président de la Chambre, Nabih Berry, qui a le plus intérêt à ce que la proportionnelle soit adoptée, « car elle est susceptible de renforcer sa présence au Sud et dans la Békaa sans qu’il ne soit à la merci de quiconque ».
Hadi Hobeiche, député du Akkar et également membre du bloc du Futur, s’est lui aussi opposé à la proportionnelle en présence de l’arsenal du Hezbollah, tout en estimant qu’ « en l’absence de pressions sur les gens, ce serait le meilleur mode de scrutin ».
M. Hobeiche a souligné que « le plus facile, c’est d’amender la loi de 1960 en procédant à la réduction de la taille de certaines circonscriptions dans le sens d’une meilleure représentation ». C’est, selon lui, un compromis « que tout le monde pourrait accepter ».
Chez les Forces libanaises, le député Antoine Zahra (Batroun) a développé un point de vue similaire sur l’incompatibilité de la proportionnelle et du statut armé du Hezbollah, « même les dépôts de candidature étant impossibles dans les régions tombant sous l’influence des armes ».
M. Zahra a reconnu, par ailleurs, que le projet du Rassemblement orthodoxe, qui prévoit l’élection des députés de chaque communauté par les électeurs de la communauté respective, « n’a pas reçu l’aval de toutes les parties, mais il a été une entrée en matière pour un débat sérieux autour d’une loi consensuelle ».
Son collègue de Batroun, Boutros Harb, a estimé que la proportionnelle « n’est pas en mesure de réaliser les objectifs qu’on peut en escompter à l’ombre du contexte actuel ». Au contraire, « elle renforcerait la polarisation confessionnelle verticale », a-t-il dit.
M. Harb a souligné en outre que le gouvernement en place « n’est pas apte à organiser les élections législatives ».
Pour le député de la Jamaa islamiya Imad el-Hout, « il faut être logique ». « La proportionnelle est en théorie le plus juste des modes de scrutin, mais elle nécessite un contexte politique normalisé, a-t-il souligné. À l’ombre des armes et de la force de facto, il est impossible de la mettre en œuvre. Voilà pourquoi ce serait aujourd’hui une mauvaise option. »
Enfin, le PNL a également souligné qu’en prélude à tout examen sérieux de la loi électorale, le plus important était « d’assurer la bonne marche du processus électoral et sa transparence, et de garantir l’égalité entre les régions, les candidats et les électeurs ».
Le PNL s’est prononcé pour la circonscription uninominale, « qui assure la meilleure représentation possible et renforce les liens entre l’élu et l’électeur », mais il s’est dit « ouvert à tout autre proposition menant aux objectifs souhaités ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Suite... Mais, puisque le HAKIM veut que les législatives soient tenues en leur temps, qu'il en soit ainsi ! Ils verront toujours, briller dans leur ciel, les étoiles de midi. Yia Antoine-Serge, bidna ndawilon cham3a mitl Diogène bi niss linhaar. Compris ?
13 h 43, le 28 avril 2012