Chômage, récession, inflation… La crise économique internationale de 2008-2009 n’a pas fini de faire sentir ses effets, surtout en Europe où des milliers d’emplois sont supprimés toutes les semaines. Le secteur le plus touché par le "fléau des licenciements" est le secteur financier, avec plus de 50.000 pertes d’emplois prévues d’ici à 2013.
Au Royaume-Uni, la banque britannique HSBC prévoit la suppression de milliers d’emplois, dans le cadre d’un plan de rigueur visant à "réduire les coûts" et à "améliorer sensiblement la rentabilité du groupe". La banque avait annoncé l’été dernier vouloir supprimer jusqu’à 30.000 emplois dans le monde –soit près de 10% de ses effectifs– d’ici à 2013. Elle avait, en parallèle, indiqué son intention d’embaucher quelque 15.000 personnes dans les pays émergents sur trois ans.
En Suisse, le secteur financier prévoit un scénario pas plus réjouissant. Se disant victime d’une "guerre économique" menée par l’Union européenne et les Etats-Unis, UBS et Crédit Suisse, les deux plus grandes banques du pays, prévoient la suppression de près de 20.000 emplois ces prochaines années.
Une information judiciaire a été ouverte le 12 avril par le parquet de Paris sur les pratiques d'UBS en France, soupçonnée notamment de "blanchiment de fraude fiscale". Onze banques suisses sont également poursuivies par la justice américaine pour avoir encouragé leurs clients à placer chez elles des fonds non déclarés.
En Grèce, où la crise a atteint son paroxysme cette année, ce sont les petites et moyennes entreprises qui sont touchées de plein fouet. Jusqu’à un millier d’entreprises individuelles ont mis la clé sous la porte chaque semaine au premier trimestre 2012 en raison de la crise dans le pays, selon la Commission européenne, qui tente d’enrayer le problème. "Six entreprises sur dix ont vu leurs revenus baisser en 2011 et 150.000 emplois ont été perdus", a indiqué la Commission dans un communiqué, il y a une semaine.
L’Allemagne n’est pas épargnée non plus. La compagnie aérienne Lufthansa, qui suit actuellement une cure d’austérité, veut supprimer la moitié de ses 6.000 emplois administratifs. Lufthansa prévoit des coupes drastiques dans ses services financiers, de gestion du personnel et de réservations, a récemment affirmé le quotidien Bild Zeitung. Rien qu’à Francfort (ouest), où se trouve le siège de Lufthansa, 1.500 emplois seraient touchés. La compagnie allemande envisagerait également la suppression de sa classe affaires sur de nombreux vols long courrier, a révélé la presse allemande il y a deux semaines.
En Italie, la crise a pris une tournure tragique avec plus de 23 suicides liés au chômage depuis le 1er janvier 2012. En 2010, 192 artisans et commerçants ont mis fin à leurs jours, ainsi que 144 entrepreneurs et personnes exerçant une profession libérale, selon un rapport de l’institut de recherche Eures, publié la semaine dernière. La plupart d’entre eux venaient de perdre leur emploi.
Au Royaume-Uni, la banque britannique HSBC prévoit la suppression de milliers d’emplois, dans le cadre d’un plan de rigueur visant à "réduire les coûts" et à "améliorer sensiblement la rentabilité du groupe". La banque avait annoncé l’été dernier vouloir supprimer jusqu’à 30.000 emplois dans le monde –soit près de 10% de ses effectifs– d’ici à 2013. Elle avait, en parallèle, indiqué son intention d’embaucher quelque 15.000 personnes dans les pays...

