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Nos lecteurs ont la parole

Et que le meilleur gagne !

Par George SABAT
La conception que les gens continuent de se faire de 2013 ne cesse de m’étonner. Pensez-vous sérieusement que les élections législatives prochaines seront différentes des soixante-huit élections qui se sont tenues depuis l’indépendance ?
Pourquoi devraient-elles l’être ? Qu’est-ce qui a véritablement changé durant ces trois dernières années dans le comportement ou dans l’entendement du Libanais moyen pour que, par magie, il découvre soudainement, à l’heure de déposer son bulletin de vote, les bienfaits et la raison d’être de la démocratie ?
Et d’ailleurs, sur quelle base et selon quels critères fera-t-il son choix à ce moment-là ?
Serait-ce parce que les partisans du 8 Mars, eux-mêmes dûment endoctrinés, n’auraient eu de cesse de lui bourrer le crâne au sujet des malversations, des détournements et de la corruption qui ont fleuri durant toute la période qui a suivi la guerre civile au Liban ?
Ou serait-ce, en contrepartie, parce que le 14 Mars se serait acharné à lui démontrer combien la politique de ses adversaires risque de nous aliéner l’opinion publique internationale et régionale et de mener le pays droit à la faillite ?
Pensez-vous qu’en faisant peur à l’électeur, dans un sens ou dans l’autre, on l’engagerait à voter pour une solution qu’on le laisserait tout juste entrevoir sans la lui décrire précisément ?
Malheureusement, toutes les apparences indiquent que c’est exactement ce que les deux principaux blocs dans ce pays ont l’intention de faire à l’heure de la confrontation électorale.
Tous les deux ignorent, ou feignent d’ignorer, que le choix électoral ne devrait pas être une réaction de peur mais, au contraire, il devrait symboliser un acte de foi dans un avenir meilleur pour tous les Libanais sans distinction.
Ce choix devrait être adopté à la suite d’une étude comparée des programmes détaillés qui seraient offerts par les différentes formations politiques dont le but ultime devrait forcément être d’améliorer la condition du citoyen.
Nos politiciens comprennent-ils ces principes élémentaires de démocratie ?
Ceux qui seront en mesure de le faire en juin 2013 sont ceux qui devraient remporter les élections ce jour-là. Et que le meilleur gagne !...
La conception que les gens continuent de se faire de 2013 ne cesse de m’étonner. Pensez-vous sérieusement que les élections législatives prochaines seront différentes des soixante-huit élections qui se sont tenues depuis l’indépendance ? Pourquoi devraient-elles l’être ? Qu’est-ce qui a véritablement changé durant ces trois dernières années dans le comportement ou dans l’entendement du Libanais moyen pour que, par magie, il découvre soudainement, à l’heure de déposer son bulletin de vote, les bienfaits et la raison d’être de la démocratie ? Et d’ailleurs, sur quelle base et selon quels critères fera-t-il son choix à ce moment-là ? Serait-ce parce que les partisans du 8 Mars, eux-mêmes dûment endoctrinés, n’auraient eu de cesse de lui bourrer le crâne au sujet des malversations, des détournements...
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