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Économie - Automobile

Au firmament, Volkswagen ne cède pas à l’euphorie et surveille l’Europe

Le groupe a dégagé un bénéfice net en croissance de 86 % à 3,2 milliards d’euros, pour un chiffre d’affaires en progression de 26 % à 47,3 milliards d’euros.

Le numéro un européen de l’automobile Volkswagen a refusé hier de céder à l’euphorie, gardant à l’œil la situation inquiétante sur les marchés européens en crise.  John MacDougall/AFP

Au firmament après des bénéfices vertigineux au premier trimestre, le numéro un européen de l’automobile Volkswagen a refusé hier de céder à l’euphorie, gardant à l’œil la situation inquiétante sur les marchés européens en crise.
Le géant de Wolfsburg a dégagé un bénéfice net en croissance de 86 % à 3,2 milliards d’euros, pour un chiffre d’affaires en progression de 26 % à 47,3 milliards d’euros. L’action Volkswagen prenait en début d’après-midi 8,95 % à 137,5 euros, caracolant en tête du Dax (0,02 %). Ces résultats détonnent dans un secteur automobile poussif. À titre de comparaison, les français PSA Peugeot Citroën et Renault ont tous deux subi des reculs de leurs chiffres d’affaires en début d’année. La situation semble plus propice pour les constructeurs américains : Chrysler, contrôlé par l’italien Fiat, a ainsi vu son bénéfice net quadrupler au premier trimestre. VW « a dégagé un chiffre d’affaires et un bénéfice vertigineux, que d’autres grands constructeurs ne réalisent même pas en un an », a souligné l’analyste Frank Schwope, de NordLB. Pour autant, « la situation sur les marchés d’Europe de l’Ouest nous rappelle qu’il faut rester vigilants et être prêts à réagir », a mis en garde le directeur financier Hans Dieter Pötsch lors d’une conférence téléphonique. « Beaucoup de défis demeurent (...) dont un ralentissement sur les marchés en développement », a-t-il ajouté.
Le groupe s’est contenté de confirmer ses objectifs annuels d’un bénéfice opérationnel stable (11,3 milliards d’euros en 2011) et d’une hausse non chiffrée de son chiffre d’affaires (159,3 milliards d’euros l’an dernier). Au premier trimestre, le résultat net de Volkswagen a été gonflé par les excellentes performances des sociétés communes de Volkswagen en Chine, qui ne sont pas comptabilisées au niveau opérationnel mais en tant que participations financières. Une fois de plus, le modèle d’affaires du groupe, présent sur tous les grands marchés mondiaux avec une gamme allant du grand luxe (Bugatti, Lamborghini, Bentley) et haut de gamme (Audi, ventes en hausse de 10 % au premier trimestre) aux voitures grand public (VW, Skoda, Seat) et aux camions (MAN, Scania, VW Nutzfahrzeuge) a été payant.
Seule Seat est en recul, qui souffre d’un marché espagnol totalement déprimé. Volkswagen a pu amortir les baisses de livraisons en Europe de l’Ouest, frappée par la crise de la dette (-1,2 % sur un an, avec des baisses de 17,3 % en Italie ou de 9,0 % en Espagne), par de franches augmentations ailleurs, de 35,1 % en Europe centrale et de l’Est, de 24,5 % en Amérique du Nord ou encore de 15,6 % en Chine. Au premier trimestre, la part de marché mondiale du groupe allemand s’est élevée à 12,2 %, contre 11,9 % un an plus tôt.
Malgré une frénésie d’achats qui lui a fait avaler une part dans Suzuki, les camions MAN, les motos Ducati, et entamer le rachat de Porsche, le constructeur reste assis sur une montagne de liquidités (15,8 milliards d’euros).
Le groupe, qui veut dépasser General Motors pour devenir numéro un mondial et vendre 10 millions de voitures par an d’ici à 2018, un objectif que tous les analystes s’accordent à trouver trop modeste, continue son expansion. Il vient d’annoncer la construction d’une usine en Chine, dans l’ouest, une terre encore vierge pour les constructeurs occidentaux, et Audi va construire au Mexique. Les économies d’échelles devraient se poursuivre, Volkswagen construisant de plus en plus de voitures sur des bases partagées par toutes ses marques.
Cependant, la constitution d’un « pôle poids lourds, la reprise de Porsche et la dispute avec Suzuki restent des chantiers en cours », note Frank Schwope.
(Source : AFP)
Au firmament après des bénéfices vertigineux au premier trimestre, le numéro un européen de l’automobile Volkswagen a refusé hier de céder à l’euphorie, gardant à l’œil la situation inquiétante sur les marchés européens en crise.Le géant de Wolfsburg a dégagé un bénéfice net en croissance de 86 % à 3,2 milliards d’euros, pour un chiffre d’affaires en progression de 26 % à 47,3 milliards d’euros. L’action Volkswagen prenait en début d’après-midi 8,95 % à 137,5 euros, caracolant en tête du Dax (0,02 %). Ces résultats détonnent dans un secteur automobile poussif. À titre de comparaison, les français PSA Peugeot Citroën et Renault ont tous deux subi des reculs de leurs chiffres d’affaires en début d’année. La situation semble plus propice pour les constructeurs américains : Chrysler,...
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