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Moyen Orient et Monde - Scandale Des Écoutes

Murdoch minimise ses liens avec Downing Street

Rupert Murdoch, entendu hier à Londres dans l’affaire des écoutes, s’est employé à minimiser ses liens avec le pouvoir, au lendemain de l’audition de son fils James qui a mis le gouvernement dans l’embarras et le ministre chargé des Médias sur la sellette. « Je n’ai jamais rien demandé à un Premier ministre », a assuré le magnat des médias, désireux de « tordre le cou à certains mythes » devant la commission d’enquête Leveson. Celle-ci l’a questionné d’emblée sur les relations de son groupe News Corp. avec la classe politique, des liens apparus pendant l’enquête sur le scandale des écoutes pratiquées par le News of the World, ex-tabloïd de l’empire Murdoch.
Dans un mémo écrit transmis à la commission, l’octogénaire a juré n’avoir jamais évoqué avec David Cameron, l’actuel locataire de Downing Street, le très sensible dossier BSkyB, le bouquet de chaînes satellitaires qu’il avait tenté de racheter dans sa totalité. Le magnat, qui avait déclaré l’été dernier qu’il avait rencontré de nombreux dirigeants britanniques, dont M. Cameron, a semblé se raviser en assurant n’avoir vu l’actuel Premier ministre que « dans le cadre de mondanités, où les dossiers de fond n’étaient pas abordés ». Quant au recrutement à Downing Street d’un ancien rédacteur en chef du News of the World, un temps chargé de la communication du Premier ministre, il n’y est pour rien, a-t-il assuré.
Le News of the World est soupçonné d’avoir fait écouter quelque 800 personnalités dans les années 2000 pour alimenter sa machine à scoops.

(Source : AFP)
Rupert Murdoch, entendu hier à Londres dans l’affaire des écoutes, s’est employé à minimiser ses liens avec le pouvoir, au lendemain de l’audition de son fils James qui a mis le gouvernement dans l’embarras et le ministre chargé des Médias sur la sellette. « Je n’ai jamais rien demandé à un Premier ministre », a assuré le magnat des médias, désireux de « tordre le cou à certains mythes » devant la commission d’enquête Leveson. Celle-ci l’a questionné d’emblée sur les relations de son groupe News Corp. avec la classe politique, des liens apparus pendant l’enquête sur le scandale des écoutes pratiquées par le News of the World, ex-tabloïd de l’empire Murdoch.Dans un mémo écrit transmis à la commission, l’octogénaire a juré n’avoir jamais évoqué avec David Cameron, l’actuel...
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