L’industrie de l’énergie solaire accumule les déboires. Roslan Rahman/AFP
Parallèlement, la capacité mondiale de fabrication de panneaux solaires a atteint 55 gigawatts en 2011, soit près du double de la demande totale, faisant chuter les prix de vente. Résultat, « cela conduit un certain nombre d’acteurs à se demander s’ils peuvent continuer à produire », et « on commence à assister à une série de fermetures, de faillites et de gels de capacités de production », résume M. Masson. « Le marché est entré dans une phase de maturation à la fois normale et salutaire, sachant qu’il ne peut continuer à croître de manière exponentielle », et à dépendre éternellement de régimes d’aide, abonde Jean-Yves Lindheimer, qui dirige les activités françaises du géant chinois Suntech, premier fabricant mondial de panneaux solaires. Selon lui, « la baisse plus brutale qu’attendu des tarifs de rachat en Europe pose des problèmes de stratégie et de financement à certaines entreprises, mais cela va permettre un assainissement global du secteur et faire ressortir les sociétés qui font des efforts de recherche et développement, qui leur permettent ensuite d’abaisser leurs coûts de production ».
Le coup de frein brutal en Europe commence à avoir des répercussions mondiales. La semaine dernière, SunPower, filiale de Total basée aux États-Unis, a annoncé la fermeture d’une usine aux Philippines, dans le cadre d’un programme de réduction de ses coûts. Et l’américain First Solar, en plus de fermer son usine allemande de Francfort, va suspendre quatre lignes de production à Kulim, en Malaisie. Dans ce contexte, les fabricants asiatiques sont souvent accusés de faire du dumping au détriment de leurs rivaux occidentaux. Des reproches rejetés en bloc par le patron de Suntech France. Selon lui, les industriels chinois sont financés à des taux comparables à ceux pratiqués en Europe (4 à 5 % par an), bien au-dessus des à 1 à 2 % dont avait bénéficié le groupe américain Solyndra grâce au soutien de Washington. Au final, les bas prix des industriels asiatiques sont liés, assure-t-il, à des innovations technologiques et des « effets de taille », qui leur permettent de produire à moindre coût. « Si toutes nos lignes de fabrication sont en Chine (excepté pour les États-Unis), l’essentiel de l’équipement de production et certaines matières premières utilisées (silicium, verre...) sont européens », relève-t-il également, ajoutant que la conception, l’installation et la maintenance des panneaux créent au bout du compte plus d’emplois dans les pays de destination que leur fabrication, elle-même très automatisée.
(Source : AFP)


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Oui, Messieurs, vous avez totalement raison, le SOLEIL est le grand ATOUT du Liban. Les Cypriotes l'avaient déjà compris dans les années 80... La France a un gros retard dans l'énergie solaire (car il faut faire marcher le nucléaire... et tant pis pour les Fukushima à venir!). En Suisse, le soleil, la géothermie, l'énergie hydraulique et le bois-énergie ont le vent en poupe. Et l'EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) est à la pointe dans ce domaine. Elle collabore même avec Sharja, dans les émirats, qui a compris que le pétrole n'est pas éternel. Pour des raisons aussi bien économiques qu'écologiques, il faut miser résolument sur les énergies renouvelables. Et le Liban en a les moyens.
08 h 01, le 25 avril 2012