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Liban

Arrêtés pour graffitis, Fakhri et Salamé libérés après une mobilisation sur Internet

Société L’arrestation de deux militants suscite un tollé sur les réseaux sociaux et la blogosphère.
OLJ
23/04/2012
Ali Fakhri et Khodr Salamé, les deux militants arrêtés dans la nuit de vendredi à samedi pour avoir écrit sur des murs de Beyrouth des slogans en soutien à la révolte en Syrie, ont été libérés samedi soir après avoir été interrogés par les FSI.
L’arrestation des deux militants a suscité un tollé sur les réseaux sociaux et la blogosphère. Plusieurs appels ont notamment été lancés pour des rassemblements devant le tribunal militaire de Beyrouth et ensuite dans le quartier Béchara el-Khoury afin de protester contre ces arrestations. « Le graffiti n’est pas un crime », a écrit @Racha93halabi sur son compte twitter. « Au Liban, dessiner des graffitis est un crime ; être un espion pour l’ennemi ne l’est pas », a renchéri @Shad84.
Ali Fakhri et Khodr Salamé ont été transférés dans la journée au commissariat du quartier de Sodeco à Beyrouth. Les manifestants les ont suivis et ont continué à dénoncer cette arrestation devant le poste de la police. Des dizaines de personnes ont participé à ce sit-in et ont écrit sur le sol : « Les blogueurs sont en prison et les voleurs sont dehors. » Les deux jeunes gens ont été libérés tard samedi après une journée entière d’interrogatoires.
« Les forces de sécurité (les) ont arrêtés (...) parce qu’ils dessinaient le drapeau de la révolution syrienne (utilisé avant l’arrivée au pouvoir du parti Baas, ndlr) et avaient écrit à côté “La révolution continue” dans un quartier où se trouvent des mouvements proches du régime syrien », a expliqué à l’AFP Fadi Tawfiq, écrivain et militant des droits de l’homme. « Le procureur général a demandé à ce que les deux jeunes hommes soient emmenés au poste (...) car cela relève de l’incitation au trouble et à la division », a précisé leur avocat Adel Hamouni. Me Hamouni a estimé qu’ils encouraient une amende pour dégradation de biens publics, mais a dit redouter une peine plus importante dans le cadre d’ « une politisation de l’affaire ».
Une guerre des slogans se joue sur les murs de Beyrouth, certains soutenant le régime syrien de Bachar el-Assad, d’autres se prononçant en faveur de la révolte populaire réprimée depuis 13 mois en Syrie voisine, chaque partie détournant les slogans de l’autre.

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