Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier en Égypte, place Tahrir au Caire et dans d’autres villes. Khaled Desouki/AFP
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier en Égypte pour demander au Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir, de tenir ses engagements et de transférer comme convenu le pouvoir aux civils d’ici à juillet. « Non aux vestiges de l’armée, non au régime militaire », pouvait-on lire sur une pancarte brandie lors de la manifestation qui s’est tenue place Tahrir, au Caire, la première réunissant les islamistes et les libéraux depuis des mois. Plusieurs milliers de manifestants se sont aussi réunis à Alexandrie, la deuxième ville d’Égypte, et des manifestations ont été organisées dans d’autres villes du pays.
L’armée, qui a pris le pouvoir après la chute de Hosni Moubarak, renversé par un mouvement populaire en février 2011, s’est engagée à remettre le pouvoir au nouveau président élu d’ici au 1er juillet et à organiser des élections libres. Mais certaines déclarations de hauts responsables de l’armée ont jeté des doutes sur sa volonté affichée de s’en tenir au calendrier initial, en particulier l’hypothèse d’une rédaction de la nouvelle Constitution avant le scrutin présidentiel. De plus, la tension entre l’opinion publique et l’armée s’est exacerbée après l’annonce mardi de l’exclusion de dix candidats.
L’armée, qui a pris le pouvoir après la chute de Hosni Moubarak, renversé par un mouvement populaire en février 2011, s’est engagée à remettre le pouvoir au nouveau...

