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Économie - Finances

Le FMI rassemble des moyens supplémentaires auprès du G20

Les ministres des pays riches et émergents s’engagent à apporter 430 milliards de dollars au Fonds.

La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a affirmé attendre de ses États membres que les moyens financiers de l’institution soient « considérablement » accrus. Photo AFP

Les pays riches et émergents du G20 se sont engagés hier à Washington à augmenter les ressources financières du Fonds monétaire international de plus de 430 milliards de dollars.
« Il y a des engagements fermes pour accroître les ressources mises à disposition du FMI de plus de 430 milliards de dollars », ont indiqué les ministres des Finances du groupe dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion à Washington.
Dans un communiqué séparé, le FMI a donné la répartition de ces engagements, dont les plus importants sont celui de 150 milliards d’euros de la zone euro et 60 milliards de dollars du Japon.
En plus de ces États membres, la contribution de onze autres a été précisée, dont 15 milliards de dollars de la part de l’Arabie saoudite, la Corée du Sud et la Grande-Bretagne chacune.
La contribution d’autres pays, dont les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), n’a pas été précisée. « Ils doivent retourner à la maison, communiquer de manière appropriée chez eux », a expliqué la directrice générale du FMI Christine Lagarde lors d’une conférence de presse.
Les pays émergents ont obtenu de leurs partenaires du G20 des garanties de voir leur rôle économique grandissant progressivement reconnu au sein du Fonds, par le biais d’un renforcement de leurs droits de vote. Le Brésil, en particulier, avait demandé un engagement en ce sens.
Le ministre brésilien des Finances Guido Mantega a déclaré après la réunion du G20 que les pays émergents des BRIC avaient unanimement convenu de fournir des fonds supplémentaires au FMI.
Le G20 a expliqué qu’il avait pris cette décision face à une conjoncture incertaine.
« Les prévisions de croissance pour 2012 restent modérées, le désendettement entrave la progression de la consommation et de l’investissement, la volatilité reste élevée, ce qui reflète les pressions des marchés financiers en Europe et les risques persistent », a-t-il écrit.
Auparavant, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, avait affirmé, lors d’une conférence de presse ouvrant l’assemblée semestrielle du Fonds à Washington, s’attendre « que notre force de frappe soit considérablement accrue ».
Le ministre japonais des Finances Jun Azumi a jugé de son côté « très probable » que le FMI réussisse à atteindre son objectif.
Mme Lagarde comptait avoir un chiffre. Et tout portait à croire qu’elle y parviendra au vu des dernières promesses rendues publiques par plusieurs pays avant le début de ces réunions de printemps à Washington.
Exception notable, les États-Unis, premier actionnaire du Fonds, se sont refusés à débourser le moindre dollar supplémentaire. La position inflexible de Washington a d’ailleurs contraint Mme Lagarde à revoir ses ambitions initiales à la baisse, après avoir estimé en janvier les besoins du Fonds à quelque 600 milliards de dollars.
« Aujourd’hui, le risque est moindre », a-t-elle assuré, même si l’Europe « n’est pas tirée de l’ornière ».
La Française a estimé que ces sommes seraient utiles face aux problèmes de l’économie mondiale, dont « le chômage élevé, durable dans beaucoup de coins du monde », une croissance « lente » ou encore « de potentielles hausses des prix du pétrole ».
Elle n’a pas nommé l’Espagne dans sa liste des « nuages sombres » qui planent toujours au-dessus de l’économie mondiale, mais la situation de ce pays continue de préoccuper la communauté financière internationale. « S’il y a un besoin, le FMI doit être là pour tous ses membres » mais « il n’y a pas de besoin de cette sorte pour le moment », a cependant assuré Mme Lagarde.
Après son engagement de se doter d’un « pare-feu » de quelque 800 milliards d’euros, l’Europe estime avoir rempli sa part du contrat et attend désormais des autres pays qu’ils fassent un geste.

(Sources : agences)
Les pays riches et émergents du G20 se sont engagés hier à Washington à augmenter les ressources financières du Fonds monétaire international de plus de 430 milliards de dollars.« Il y a des engagements fermes pour accroître les ressources mises à disposition du FMI de plus de 430 milliards de dollars », ont indiqué les ministres des Finances du groupe dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion à Washington.Dans un communiqué séparé, le FMI a donné la répartition de ces engagements, dont les plus importants sont celui de 150 milliards d’euros de la zone euro et 60 milliards de dollars du Japon.En plus de ces États membres, la contribution de onze autres a été précisée, dont 15 milliards de dollars de la part de l’Arabie saoudite, la Corée du Sud et la Grande-Bretagne chacune.La contribution...
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