Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal al-Meqdad, représentant la Syrie, et un représentant du département des opérations de maintien de la paix aux Nations unies, ont signé cet accord sur le mécanisme de la mission des observateurs, a précisé le communiqué.
Cette signature intervient "dans le cadre des efforts de la Syrie visant à faire réussir le plan Annan et à faciliter la mission des observateurs tout en respectant la souveraineté syrienne et les critères du droit international qui régissent ce genre de mission", toujours selon le communiqué.
Un porte-parole de l'émissaire international Kofi Annan à Genève, Ahmed Fawzi, a estimé que "cet accord met en évidence les fonctions des observateurs (...) et les responsabilités du gouvernement syrien".
"Une équipe (...) d'observateurs sur le terrain est vitale pour que les familles syriennes puissent revenir lentement à une vie normale", a-t-il ajouté.
Il a également fait état de discussions en cours avec des membres de l'opposition syrienne pour l'application de cet accord.
"Le plus dur est à venir: un véritable dialogue politique mené (...) par les Syriens pour répondre aux inquiétudes et aux attentes légitimes du peuple syrien", a-t-il ajouté.
Une première équipe restreinte d'observateurs militaires internationaux se trouve depuis dimanche en Syrie. Leur nombre devrait prochainement atteindre 30, avant l'éventuel vote d'une nouvelle résolution de l'ONU permettant le déploiement de 300 observateurs, comme l'a réclamé jeudi Ban Ki-moon.
La résolution adoptée samedi par le Conseil de sécurité de l'ONU exige notamment que le régime laisse circuler sans entrave les observateurs et n'interfère pas dans leurs communications.
La Syrie est en proie depuis le 15 mars 2011 à une révolte populaire réprimée dans le sang par le régime. Les violences ont fait en 13 mois plus de 11.100 morts selon une ONG syrienne.


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