Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Joumblatt : Abolir le confessionnalisme politique n’est pas approprié aujourd'hui

Le député libanais Walid Joumblatt.

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt a exprimé son opposition à la proposition du président de la Chambre Nabih Berry consistant à considérer le Liban comme une seule circonscription électorale dans le cadre d’une loi sur base de la proportionnelle qui serait adoptée pour les prochaines élections législatives. Un texte qui viserait également à concrétiser le projet de création d’un Sénat, prévu dans l’accord de Taëf.

 

"Honnêtement, je ne suis pas enthousiaste à l'idée de la création d’un Sénat à l’heure actuelle parce que si nous voulons mettre en œuvre littéralement l'accord de Taëf, la formation d'un Sénat est liée à l'abolition du confessionnalisme politique, ce qui n’est pas approprié pour le moment", estime le leader druze dans les colonnes du journal as-Safir.

 

"J'apprécie le souci de Nabih Berry de trouver une solution au sujet de la loi électorale et je le remercie pour son initiative, mais sa proposition n'est pas en harmonie avec (les accords de) Taëf", a-t-il poursuivi.

 

Le président du Parlement s'est prononcé en faveur de l'adoption d'un projet de loi électorale basé sur la proportionnelle et la circonscription unique pour les législatives de 2013. Cette loi contribuerait à éradiquer le confessionnalisme, selon M. Berry.

 

"Une telle suggestion nécessite plus de temps", a estimé Walid Joumblatt, en soulignant que la loi électorale de 1960 était la seule "option réaliste".

 

M. Joumblatt a par ailleurs réitéré son appel en faveur d’une "réforme radicale" qui abolirait le confessionnalisme politique avant l'adoption de la proportionnelle.


 

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt a exprimé son opposition à la proposition du président de la Chambre Nabih Berry consistant à considérer le Liban comme une seule circonscription électorale dans le cadre d’une loi sur base de la proportionnelle qui serait adoptée pour les prochaines élections législatives. Un texte qui viserait également à concrétiser le projet de création d’un Sénat, prévu dans l’accord de Taëf.
 
"Honnêtement, je ne suis pas enthousiaste à l'idée de la création d’un Sénat à l’heure actuelle parce que si nous voulons mettre en œuvre littéralement l'accord de Taëf, la formation d'un Sénat est liée à l'abolition du confessionnalisme politique, ce qui n’est pas approprié pour le moment", estime le leader druze dans les colonnes du journal...