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Sport - Football

Gomez dans la cour des grands

Le Bayern Munich et Gomez ont bien montré qu’ils restaient la bête noire du Real Madrid avec neuf victoires et un nul à Munich pour le club allemand, sur les dix dernières rencontres. John Macdougall/AFP

Avec son but victorieux à la 90e minute mardi soir, Mario Gomez a permis au Bayern Munich de terrasser (2-1) le grand Real avant la demi-finale retour de la Ligue des champions, mercredi à Madrid, et fait un pas de plus dans la cour des grands artilleurs.
Au-delà du succès bavarois, les médias allemands soulignaient hier « la fierté et le sang-froid de Gomez », qualifié de « petit cauchemar du Real Madrid » par le Münchner Merkur.
S’il n’a pas la renommée internationale ni la frappe de mule de Ronaldo ou les gestes élégants d’un Karim Benzema, l’Allemand de 26 ans est le seul à suivre le rythme infernal du génial Lionel Messi au classement des buteurs.
Auteur d’un quadruplé contre Bâle (7-1) en 8es de finale, une semaine après le quintuplé record de l’Argentin contre Leverkusen, « Super Mario » n’est qu’à deux unités de « la Pulga », avec 12 buts sur les 17 du Bayern.
Après avoir buté sur Iker Casillas en fin de première période, Gomez a manqué une belle occasion peu après la pause et a encore causé quelques frayeurs à la défense madrilène, longtemps sans succès. Mais le déménageur bavarois (1,89 m pour 88 kg) n’a jamais renoncé et fut finalement là au bon moment pour glisser la balle au fond des filets, du... genou.
Un but de renard des surfaces, à la Gerd Müller, illustre prédécesseur dans les années 70. Pas la plus belle de ses 40 réalisations cette saison, en 46 matches toutes compétitions confondues, mais certainement la plus importante, puisqu’elle permet à la maison bavaroise d’entrevoir la finale à domicile, et un quatrième sacre européen après le dernier en 2001.
« J’ai fait ce que tout attaquant doit faire : me faufiler et tendre la jambe », expliquait le héros de l’Allianz Arena. « J’ai été très chanceux », ajoutait-il avec la modestie qui le caractérise, après avoir offert son geste de Torero (son surnom) à quelque 60 000 fans bavarois aux anges.

« Van Gaal ne pouvait plus m’ignorer »
 Et dire qu’à l’été 2010, un an après son transfert de Stuttgart pour 30 millions d’euros, le coach d’alors, le Néerlandais Louis Van Gaal, lui avait demandé d’aller voir ailleurs car il n’était que son 4e choix offensif derrière Miroslav Klose, Ivica Olic et même Thomas Müller.
« Je n’avais jamais vécu une telle situation, se souvient Gomez. Mais j’ai décidé de ne rien montrer et de rester. Et à un moment, Van Gaal ne pouvait plus m’ignorer. »
Heureusement pour le Bayern ! Car Mario a tourné au super la saison dernière, avec 28 buts et un titre de meilleur artilleur de la Bundesliga. Il est bien parti pour le conserver, à la grande joie de son nouvel entraîneur Jupp Heynckes, qui en a fait son n° 1 incontestable à la pointe de l’attaque.
Au-delà de ce but, le 24e de sa carrière en 35 matches de C1, Gomez s’est illustré par une combativité quasiment inédite pour lui. Pendant 95 minutes et 22 secondes, il a relevé le rude défi de la charnière centrale madrilène Pepe – Sergio Ramos, n’hésitant pas à venir récupérer des ballons perdus.
« C’est clair que je n’allais pas remplacer Mario ce soir », jubilait un coach fier de son buteur. Il misera encore sur lui au match retour en Espagne, terre natale de José Garcia Gomez, papa et premier entraîneur du petit Mario, qui a grandi avec pour idole le Nigérian Jay Jay Okocha.
Et Heynckes n’est pas le seul à compter sur lui. Gomez a certainement marqué des points auprès de ses dirigeants pour une prolongation de son contrat jusqu’en 2016. Et du sélectionneur Joachim Löw, présent dans le stade, en vue de l’Euro 2012.

(Source : AFP)
Avec son but victorieux à la 90e minute mardi soir, Mario Gomez a permis au Bayern Munich de terrasser (2-1) le grand Real avant la demi-finale retour de la Ligue des champions, mercredi à Madrid, et fait un pas de plus dans la cour des grands artilleurs.Au-delà du succès bavarois, les médias allemands soulignaient hier « la fierté et le sang-froid de Gomez », qualifié de « petit cauchemar du Real Madrid » par le Münchner Merkur.S’il n’a pas la renommée internationale ni la frappe de mule de Ronaldo ou les gestes élégants d’un Karim Benzema, l’Allemand de 26 ans est le seul à suivre le rythme infernal du génial Lionel Messi au classement des buteurs.Auteur d’un quadruplé contre Bâle (7-1) en 8es de finale, une semaine après le quintuplé record de l’Argentin contre Leverkusen, « Super Mario »...
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