Un premier goût qui en appelle forcément d’autres pour les flèches d’argent. Avec seulement une semaine entre les grands prix de Chine et de Bahreïn, Mercedes n’a pas eu le temps de trop savourer. « Les choses changent rapidement dans notre métier et nous préparons déjà la prochaine course de la saison », a poursuivi Haug comme pour ramener toute l’équipe à la raison.
Des conditions différentes à Bahreïn
Si elle a remporté le Grand Prix, l’équipe n’est pas devenue en une course la référence absolue. McLaren, qui a placé deux monoplaces sur le podium en Chine, reste en tête du classement constructeur devant Red Bull, Ferrari et Sauber. Mercedes n’apparaît qu’à la 5e place avec 26 points. « L’équipe a travaillé très dur pour surmonter les problèmes de pneumatiques qui nous ont affectés lors des deux premières courses, a reconnu le directeur Ross Brawn. Une donnée-clé pour la performance de notre monoplace qui nous a permis de nous battre aux avant-postes. »
Mais à Bahreïn, les conditions climatiques seront différentes de Shanghai. Il fera plus chaud et la fenêtre d’exploitation des gommes Pirelli sera encore différente de celle vue en Chine. « Il sera très important de faire attention aux gommes, a ajouté Haug. Nous avons vu comme il est compliqué d’exploiter ces pneumatiques. Nous aurons la chance de voir ce week-end où nous avons progressé sur ce point. Nous ne prenons rien pour acquis et nous allons continuer à travailler pour extraire le maximum de notre package technique. »
Avec trois vainqueurs différents lors des trois premiers grands prix de la saison, les écarts sont faibles. Et même si Mercedes semble posséder un avantage avec son W-duct, rien n’indique que les flèches d’argent survoleront l’épreuve bahreïnie. Surtout que le DRS (aileron arrière mobile), qui déclenche le W-duct, ne pourra être utilisé que sur 46 % du tour contre 53 % à Shanghai. « Nous gardons les pieds sur terre parce que cette saison, comme jamais auparavant dans l’histoire de la F1, les petits détails peuvent vous conduire du sommet au bas de la hiérarchie, a conclu Norbert Haug. Il n’y avait que 0 - 3 entre le premier et le onzième samedi dernier en qualifications (en Q2, NDLR) », a-t-il souligné. Dimanche, en revanche, Nico Rosberg a terminé avec une vingtaine de secondes d’avance sur Jenson Button (McLaren). Déjà un bon point sur le rythme affiché en course qui pourrait faire la différence dimanche prochain.

