Rechercher
Rechercher

Économie - Liban - Social

Transport routier, boulangeries... les appels à la grève s’enchaînent

Demain, 19 avril, ce sont les boulangers qui se mettront en grève, menaçant de la rendre illimitée si leurs exigences ne sont pas satisfaites.

Après avoir annoncé une grève demain dans toutes les régions du pays, les unions et syndicats du secteur du transport routier l’ont reportée d’une semaine. Cette décision a été prise suite à une réunion des syndicats avec le Premier ministre Nagib Mikati.
Quelques heures auparavant, les syndicats des transporteurs routiers, réunis au siège de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), avaient déclaré être prêts à manifester demain. « Nous sommes ici pour montrer notre détermination après avoir accompli toutes les formalités techniques et administratives pour l’organisation de la grève et avoir informé les autorités compétentes des endroits où la manifestation va avoir lieu », a souligné un communiqué des syndicats qui appelait tous les conducteurs de voiture, minivan, bus collectif et camion-citerne à « se mobiliser pour participer massivement à la grève ».
Par ailleurs, le communiqué avait présenté à l’avance des excuses à tous les étudiants, professeurs, employés qui ne pourraient pas se rendre à leur lieu de travail ce jour-là. « Cette grève est le seul moyen que nous ayons trouvé pour inciter le gouvernement à tenir ses promesses et à appliquer les décisions et les lois relatives à notre secteur et qu’on attend depuis des mois », a indiqué le communiqué.
Parmi les exigences du secteur, l’adoption d’un plafond pour le prix des 20 litres d’essence, la publication rapide des décrets et décisions relatifs au plan global des transports, la modification du montant des indemnisations familiales pour les chauffeurs ou encore la répression immédiate des falsificateurs de plaques rouges de taxi. « Si la première grève n’aboutit à rien, nous manifesterons toutes les semaines jusqu’à arriver à une grève générale ouverte », affirment les dirigeants des syndicats.

D’autres grèves prévues
Le 19 avril, une autre grève est prévue, celle des boulangers. « Avec la hausse des prix du carburant, du sucre et de la levure ainsi que de toutes les matières premières nécessaires à la fabrication du pain, et suite à la décision du gouvernement relative à la hausse des salaires et des frais de transport, nous ne sommes plus en mesure de produire du pain », indique un communiqué diffusé par le syndicat des boulangers. Ce dernier, précise le communiqué, a négocié « en vain » avec le ministre de l’Économie et du Commerce, Nicolas Nahas, pendant quatre mois afin de trouver une solution à la crise. Le syndicat a par ailleurs exhorté le ministère de l’Intérieur et des Municipalités à « protéger les boulangeries et les fours des malfaiteurs afin d’éviter des attaques et la destruction de biens ».
De son côté, le président de la CGTL, Ghassan Ghosn, a annoncé au cours d’une conférence de presse qu’une grève générale de toutes les institutions publiques et privées était prévue le 3 mai prochain.
Notons enfin que les percepteurs journaliers de l’Électricité du Liban se sont mis en grève pour protester contre l’attribution à des sociétés privées de nouveaux contrats avec les travailleurs, qui réclament depuis des mois leur inscription au cadre au sein de l’entreprise.
Après avoir annoncé une grève demain dans toutes les régions du pays, les unions et syndicats du secteur du transport routier l’ont reportée d’une semaine. Cette décision a été prise suite à une réunion des syndicats avec le Premier ministre Nagib Mikati.Quelques heures auparavant, les syndicats des transporteurs routiers, réunis au siège de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), avaient déclaré être prêts à manifester demain. « Nous sommes ici pour montrer notre détermination après avoir accompli toutes les formalités techniques et administratives pour l’organisation de la grève et avoir informé les autorités compétentes des endroits où la manifestation va avoir lieu », a souligné un communiqué des syndicats qui appelait tous les conducteurs de voiture, minivan, bus collectif...
commentaires (1)

Grogne de tout bord pour une inflation galopante, et une hausse des salaires qui a vite perdu sa valeur dans un pays ou nos responsables surtout nos ministres ne sont jamais capables d’ affronter une crise . Triste . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

02 h 43, le 18 avril 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Grogne de tout bord pour une inflation galopante, et une hausse des salaires qui a vite perdu sa valeur dans un pays ou nos responsables surtout nos ministres ne sont jamais capables d’ affronter une crise . Triste . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    02 h 43, le 18 avril 2012

Retour en haut