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Ban Ki-moon appelle les autorités syriennes à une "retenue maximale"

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Georges Gobet/AFP

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté lundi les autorités syriennes à la "retenue maximale" sur le terrain et l'opposition dans le pays à une pleine coopération pour faire respecter un cessez-le-feu qui demeure "très fragile".

"Les autorités syriennes doivent faire preuve d'une retenue maximale" tandis que "les forces de l'opposition doivent aussi pleinement coopérer" afin de permettre que le plan de l'émissaire Kofi Annan pour la fin des hostilités dans le pays puisse être mis en oeuvre, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Le secrétaire général de l'ONU a jugé que le cessez-le-feu restait sur le terrain "très fragile", estimant qu'il était "très important" que toutes les parties, à commencer par le régime, fassent en sorte de respecter les conditions qui ont été posées.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui participait à la conférence de presse aux côtés de M. Ban, a aussi lancé un appel à Damas. "Nous appelons le gouvernement syrien à respecter pleinement le plan en six points et ce de manière urgente", a-t-il dit.

Dans l'immédiat, le secrétaire général de l'ONU a refusé d'envisager l'option d'une protection militaire pour les observateurs de l'ONU qui ont commencé à se déployer dans le pays. "Nous n'envisageons pas de protection militaire pour le moment car nous pensons que leur liberté de mouvement devrait être garantie" par les autorités syriennes, a-t-il souligné.

Les premiers observateurs internationaux ont débuté lundi leur mission d'évaluation du cessez-le-feu en Syrie, a souligné M. Ban.

Cette mission, votée samedi à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU, s'annonce à haut risque pour les six observateurs non armés déjà sur le terrain sous la direction du colonel marocain Ahmed Himmiche: l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) faisant déjà état de la mort de deux civils lundi.

Les combats entre soldats et déserteurs ont repris dans le nord-ouest et l'armée a de nouveau bombardé le vieux Homs (centre), dont le contrôle lui échappe toujours, alors que des ambassadeurs occidentaux ont exprimé des doutes quant à la volonté du président Bachar al-Assad de renoncer à la répression.

La résolution 2042, la première adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie depuis le début de la crise en mars 2011, prévoit le déploiement dans les prochains jours de 30 observateurs militaires non armés et stipule que Damas est responsable de leur sécurité.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté lundi les autorités syriennes à la "retenue maximale" sur le terrain et l'opposition dans le pays à une pleine coopération pour faire respecter un cessez-le-feu qui demeure "très fragile". "Les autorités syriennes doivent faire preuve d'une retenue maximale" tandis que "les forces de l'opposition doivent aussi pleinement coopérer" afin de permettre que le plan de l'émissaire Kofi Annan pour la fin des hostilités dans le pays puisse être mis en oeuvre, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Le secrétaire général de l'ONU a jugé que le cessez-le-feu restait sur le terrain "très fragile", estimant qu'il était "très important" que toutes les parties, à commencer par le régime, fassent en sorte de respecter les conditions qui ont été...