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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Erdogan coordonne ses positions avec l’Arabie saoudite

Ankara et Riyad sont sceptiques à propos du respect par Damas de la trêve dans les violences.
Le roi Abdallah d’Arabie saoudite et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, très critiques du régime de Damas, se sont concertés hier sur la conjoncture régionale, marquée par la crise syrienne. Selon l’agence SPA, le souverain a évoqué avec M. Erdogan, qui effectuait une brève visite à Riyad, « la conjoncture régionale et internationale » et les perspectives de coopération bilatérale. Les deux hommes devaient coordonner leurs positions sur la Syrie au lendemain de l’entrée en vigueur du fragile cessez-le-feu, a indiqué l’ambassadeur de Turquie dans le royaume, Ahmet Muhtar Gün. « Les grands dossiers régionaux, en tête desquels le dossier syrien, sont au menu des discussions » de M. Erdogan, arrivé jeudi soir à Riyad, a-t-il dit. « La Turquie accorde une grande importance à la coordination avec l’Arabie saoudite, son partenaire le plus privilégié dans la région », a-t-il ajouté.
La Turquie, un grand pays sunnite tout comme l’Arabie saoudite, est plutôt sceptique à propos du respect par Damas de la trêve dans les violences. M. Erdogan a estimé jeudi, après une visite en Chine, un allié du régime syrien, que Damas ne respectait pas le cessez-le-feu et a appelé le président Bachar el-Assad à retirer ses chars des villes syriennes. Pour sa part, l’Arabie saoudite, poids lourd du monde arabe, s’est montrée très irritée par la brutale répression de la contestation en Syrie, fermant en mars son ambassade à Damas après avoir rappelé son ambassadeur en août, une mesure imitée par les cinq autres monarchies du Golfe. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, avait estimé le 4 mars que l’opposition syrienne avait le « droit » de s’armer « pour se défendre », une position défendue aussi par le Qatar, qui accueille le 18 avril une réunion du comité ministériel de la Ligue arabe sur la Syrie.
Un journal saoudien a résumé le scepticisme de Riyad : « Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se préparer à un échec du plan (Annan) » car « le pouvoir ne semble pas être prêt (...) à reconnaître le droit du peuple syrien à choisir son régime », a ainsi écrit le quotidien Okaz, qui reflète un point de vue proche des autorités.
Outre l’examen de l’aide humanitaire à apporter aux réfugiés syriens en Turquie, le roi Abdallah et M. Erdogan doivent examiner « les alternatives à un échec du plan de Kofi Annan », a indiqué le président du Gulf Research Center, le Saoudien Abdel Aziz al-Saqr. Parmi ces options, il a cité « une aide à apporter à l’opposition syrienne pour qu’elle puisse se défendre, y compris la possibilité de lui fournir des armes », mais aussi « l’impact d’une violation par les forces armées syriennes de la frontière avec la Turquie ».
(Source : AFP)
Le roi Abdallah d’Arabie saoudite et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, très critiques du régime de Damas, se sont concertés hier sur la conjoncture régionale, marquée par la crise syrienne. Selon l’agence SPA, le souverain a évoqué avec M. Erdogan, qui effectuait une brève visite à Riyad, « la conjoncture régionale et internationale » et les perspectives de coopération bilatérale. Les deux hommes devaient coordonner leurs positions sur la Syrie au lendemain de l’entrée en vigueur du fragile cessez-le-feu, a indiqué l’ambassadeur de Turquie dans le royaume, Ahmet Muhtar Gün. « Les grands dossiers régionaux, en tête desquels le dossier syrien, sont au menu des discussions » de M. Erdogan, arrivé jeudi soir à Riyad, a-t-il dit. « La Turquie accorde une grande importance à la coordination...
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