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Moyen Orient et Monde - France

Hollande dopé par les sondages avant une bataille des meetings

Le candidat socialiste affiche de plus en plus une posture présidentielle.

Un vent d’optimisme soufflait hier sur la campagne présidentielle de François Hollande, dopé par les sondages à quelques jours du premier tour de la présidentielle.
On le disait en panne dans une campagne qui ne passionne pas les Français, après une séquence sécuritaire favorable au président sortant et une percée remarquable de la gauche radicale, mais le voilà de retour, presque déjà en habit de président, dans un entretien-fleuve au quotidien Libération. Au journal de gauche, il confirme sa ligne : le « redressement » des finances publiques « dans la justice », en taxant d’abord les plus hauts revenus, et sa volonté de réconcilier la société française avec elle-même, après des années de « divisions », de « manquements », de privilèges liés à « la fortune, la naissance ou les réseaux ». Se positionnant sur le plan de la morale, il veut « redonner de l’exemplarité à l’action de l’État », voir l’homme s’effacer derrière la fonction : « On a tellement souffert de cette dérive personnelle, tellement été gênés par cette espèce d’exhibition permanente, de dévoilement », dit-il à l’adresse du président sortant. Visage grave et costume sombre, il fixe droit l’objectif, dans une pose se voulant très présidentielle, et dit qu’il n’est pas en campagne « pour s’amuser » ni pour faire le spectacle.

Sondages prometteurs ?
Cinq sondages en 24 heures sont venus confirmer une prévision de large victoire au soir du second tour, le 6 mai, avec 55 à 57 % des intentions de vote. Et la dynamique, qui était passée un temps dans le camp du président sortant, semble être aussi revenue de son côté pour le premier tour, le 22 avril. Jeudi soir, l’institut CSA, qui donnait depuis la fin mars Nicolas Sarkozy devant le candidat socialiste, a annoncé un nouveau croisement des courbes, François Hollande reprenant l’avantage (à 27 % contre 26 %). Surtout, les tendances montrent un affaissement du président sortant, comme l’enquête TNS Sofres d’hier, qui observe un recul de 3 points en moins de 15 jours. Le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, le phénomène de la campagne, confirme sa troisième place autour de 16 %, au coude-à-coude avec la candidate de l’extrême droite Marine Le Pen. Également, plus d’un Français sur deux, ou 52 %, souhaitent que François Hollande fasse alliance avec Jean-Luc Mélenchon dans la perspective du second tour de la présidentielle, selon un sondage LH2 pour Yahoo ! diffusé hier.
François Hollande se refuse à commenter ces derniers sondages et répète aux électeurs tentés par Jean-Luc Mélenchon qu’il lui faut faire dès le premier tour « un score le plus élevé possible ». Depuis Moulins, où il était hier en déplacement de campagne, il a martelé : « On peut gagner, gagner pour nos idées, pour la France, mais rien n’est encore fait », appelant à une large mobilisation.
La grande démonstration de force aura donc lieu dimanche à Paris : François Hollande attend des dizaines de milliers de partisans au parc de Vincennes, tandis que Nicolas Sarkozy rassemblera ses troupes place de la Concorde, cœur de la capitale où il avait fêté sa victoire en 2007. Les deux hommes ne pourront éviter un comptage de leurs partisans dans la rue. « Le rassemblement de la Concorde, c’est la possibilité pour la France silencieuse, mais qui fera l’élection, de se rassembler et dire : “voilà notre choix” », a commenté le président sortant. « En avion, en voiture, en métro, à vélo, à pied... tous les moyens de transport seront bons pour rallier la place de la Concorde », a lancé de son côté le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé. L’état-major de campagne du président espère ainsi dépasser l’affluence du grand meeting de Villepinte le 11 mars, qui avait fait décoller la campagne de Nicolas Sarkozy et rassemblé quelque 50 000 participants.
Et dès aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon, orateur de choc qui attire les foules, tentera une nouvelle démonstration de force pour une grande réunion sur la plage de Marseille.
            (Source : AFP)
Un vent d’optimisme soufflait hier sur la campagne présidentielle de François Hollande, dopé par les sondages à quelques jours du premier tour de la présidentielle.On le disait en panne dans une campagne qui ne passionne pas les Français, après une séquence sécuritaire favorable au président sortant et une percée remarquable de la gauche radicale, mais le voilà de retour, presque déjà en habit de président, dans un entretien-fleuve au quotidien Libération. Au journal de gauche, il confirme sa ligne : le « redressement » des finances publiques « dans la justice », en taxant d’abord les plus hauts revenus, et sa volonté de réconcilier la société française avec elle-même, après des années de « divisions », de « manquements », de privilèges liés à « la fortune, la naissance ou les...
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