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Turquie/Syrie: l'Otan prend "très au sérieux" la protection de ses membres

L'Otan a affirmé jeudi qu'elle prenait "très au sérieux" la protection de ses Etats membres alors que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé que son pays pourrait invoquer l'article 5 du traité de l'Alliance atlantique pour protéger sa frontière avec la Syrie.

"Nous prenons notre responsabilité de protéger les alliés de l'Otan très au sérieux", a affirmé à l'AFP une porte-parole de l'alliance, Carmen Romero.

"Nous suivons la situation de très près et nous continuerons de le faire", a-t-elle ajouté.

La porte-parole a souligné également que l'Otan était "profondément préoccupée par les événements en Syrie, en particulier les récents incidents à la frontière avec notre allié turc".

"Le monde entier observe la Syrie et le monde entier veut voir la fin de la violence intolérable" qui règne dans ce pays, a également dit Mme Romero. Elle a rappelé que l'Otan soutenait "pleinement" le plan de Kofi Annan visant "à mettre fin à cette répression inacceptable par le régime syrien".

"Maintenant, la communauté internationale tout entière doit accomplir tous les efforts nécessaires pour s'assurer que le plan (de M. Annan) soit mis en vigueur", a-t-elle dit.

"L'Otan a la responsabilité de protéger les frontières de la Turquie", a dit M. Erdogan à un groupe de journalistes l'accompagnant lors de sa visite en Chine après que des journaux turcs ont rapporté des tirs des forces syriennes vers le sol turc. Ces propos ont été rapportés jeudi par des journaux turcs.

L'article 5 du traité de lAtlantique Nord stipule que si un pays de lOTAN est victime dune attaque, chaque membre de lAlliance atlantique doit considérer cet acte comme une attaque dirigée contre lensemble des membres et doit prendre les mesures nécessaires pour venir en aide au pays visé.

L'Otan a plusieurs fois annoncé en revanche qu'elle n'envisageait pas d'intervenir en Syrie, ex-allié de la Turquie.

Dans la nuit de dimanche à lundi, les forces de sécurité syriennes ont ouvert le feu sur des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) qui approchaient de la frontière turque.

Les autorités turques ont fait état de six blessés, dont deux membres du personnel turc, dans le camp turc de Kilis lors de cette attaque -- la première à faire des victimes du côté turc de la frontière depuis le début de la répression des soulèvements en Syrie, en mars 2011.

Mais selon des témoignages recueillis par l'AFP, deux Syriens ont été tués par les tirs.

De nouveaux tirs sur le camp venant de Syrie ont été signalés le lendemain.
L'Otan a affirmé jeudi qu'elle prenait "très au sérieux" la protection de ses Etats membres alors que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé que son pays pourrait invoquer l'article 5 du traité de l'Alliance atlantique pour protéger sa frontière avec la Syrie. "Nous prenons notre responsabilité de protéger les alliés de l'Otan très au sérieux", a affirmé à l'AFP une porte-parole de l'alliance, Carmen Romero. "Nous suivons la situation de très près et nous continuerons de le faire", a-t-elle ajouté. La porte-parole a souligné également que l'Otan était "profondément préoccupée par les événements en Syrie, en particulier les récents incidents à la frontière avec notre allié turc". "Le monde entier observe la Syrie et le monde entier veut voir la fin de la violence intolérable" qui règne dans...