Dans ce courrier de quatre pages dont l'AFP a obtenu copie, M. Annan indique que les forces gouvernementales se sont retirées de certaines villes avant la date limite du 10 avril mais que des "opérations militaires" ont eu lieu dans d'autres agglomérations. Il demande que Damas "change fondamentalement de ligne de conduite" et modifie de manière indiscutable son dispositif militaire.
Les jours précédant la date limite du 10 avril "auraient dû être l'occasion pour le gouvernement syrien d'envoyer un fort signal politique de paix", estime M. Annan. Mais, a-t-il ajouté, "dans les cinq derniers jours il est devenu évident qu'un tel signal n'a pas encore été donné".
Le gouvernement du président Bachar Al-Assad doit "maintenant saisir l'occasion d'opérer un changement fondamental de ligne de conduite", affirme le médiateur. "Il est essentiel", écrit-il, "que les 48 heures qui viennent voient des signes d'un changement immédiat et incontestable dans le dispositif militaire des forces gouvernementales sur l'ensemble du pays", conformément à son plan en six points.
Il demande aussi à l'opposition syrienne de "respecter ses engagements (..) et de ne pas donner de prétexte au gouvernement pour ne pas respecter les siens", estimant les déclarations de l'opposition "encourageantes à cet égard".
M. Annan demande enfin au Conseil de sécurité "d'exprimer sa forte inquiétude devant l'état d'application des obligations du gouvernement syrien" et de demander instamment à toutes les parties de "respecter la date limite du 12 avril" pour cesser totalement les hostilités.


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