"Il semble à ce jour que le régime d'Assad n'ait aucune intention de tenir le moindre engagement qu'il a pris", a déclaré M. Hague dans un communiqué, en référence au plan de Kofi Annan pour arrêter les combats à la date butoir du 10 avril.
M. Hague a ajouté que le régime semblait avoir au contraire mis à profit le plan "pour intensifier ses efforts militaires en vue d'écraser l'opposition syrienne."
"Ils ont impitoyablement soumis des communautés entières à une campagne inhumaine de bombardements, d'expulsions forcées et d'exécutions." Ils ont aussi "cherché à imposer au dernier moment de nouvelles conditions inacceptables" et ont "violé la souveraineté de la Turquie et du Liban" en ouvrant le feu contre des réfugiés, a-t-il souligné.
"Nous continuons de soutenir les efforts de Kofi Annan pour imposer son plan. Mais si ce processus n'aboutissait pas, la Grande-Bretagne serait prête à revenir devant le Conseil de sécurité des Nations unies pour appeler de nouveau à une réponse internationale concertée face à la menace claire pour la paix et la sécurité internationales" que représente le régime d'al-Assad, a encore dit M. Hague.
Londres serait également disposé à "porter l'affaire devant la Cour pénale internationale".
"Le président Assad et ses propres affidés ne doivent avoir aucun doute sur le fait qu'ils devront rendre compte de leurs actions. Tous ceux qui ont de l'influence sur les dirigeants syriens, y compris la Russie, ont le devoir de soutenir les efforts en vue de l'arrêt des violences et d'isoler un régime voué à l'échec et dangereux pour le peuple syrien", a déclaré William Hague.


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