Le Pr Mohammad Salhab, président de l’ULF, remet une plaque à M. Michel Robitaille, délégué général du Québec à Paris, représentant personnel du Premier ministre pour la Francophonie. À sa droite, le Dr Nelson Michaud, directeur général de l’ENAP. © David Barbacci - DGQP
Les meilleures conditions pour l’accueil des étudiants libanais
La durée de séjour des étudiants libanais au Québec est de six mois. « Pour qu’ils puissent s’intégrer facilement à leur nouvel environnement et profiter au maximum de leur visite, on a choisi pour les étudiants de l’ULF le cadre de la ville de Québec. Ils intègreront donc le siège social de l’ENAP. Un milieu qui permet de leur offrir un excellent soutien et qui favorise une constante interaction avec le reste de l’équipe », confie M. Malone. L’ENAP compte plusieurs campus dans différentes villes québécoises : Québec, Montréal, Gatineau, Saguenay et Trois-Rivières.
En contrepartie, l’ULF accueillera des étudiants de l’ENAP au semestre de printemps 2013. « Deux Québécois de l’ENAP viendront à Tripoli. Ils poursuivront un cursus mixte, avec stage au sein d’administrations libanaises, ce qui peut s’avérer très enrichissant pour eux », poursuit M. Antoine Malone. Une mission de l’ENAP viendra au Liban à l’automne 2012 afin de fixer les modalités des échanges.
En ce qui concerne le développement de formations communes, « il faut espérer que les deux institutions se découvriront et se connaîtront », affirme M. Antoine Malone. Un système de bourses est aussi en cours d’étude pour soutenir financièrement les étudiants sélectionnés pour un échange.
Un accord gagnant-gagnant
« Cet accord permet de répondre aux besoins du Liban en matière de formation d’administrateurs publics, que l’ULF et l’ENAP pourraient conjointement chercher à satisfaire », déclare M. Malone. Dans cette entente, l’ULF et l’ENAP s’estiment toutes deux gagnantes. « L’ENAP présente l’avantage d’être spécialisée en administration publique et de compter des laboratoires de recherche dans les domaines de la gestion publique », poursuit-il. Outre les programmes de 2e et 3e cycles et les activités de recherche dans la gestion publique, la gouvernance et les politiques publiques, l’ENAP offre des services destinés à appuyer les organisations et les gestionnaires publics dans leur développement. Elle offre également des activités de développement international comme la formation de gestionnaires publics étrangers et de formateurs en management public, l’appui au développement des écoles et des programmes de gestion publique ainsi que l’exportation de l’expertise de la fonction publique québécoise.
Les avantages pour l’ENAP ?
« Le pari politique de l’ULF est intéressant. C’est une sérieuse université francophone, laïque, spécialisée en sciences et technologie. L’ULF voit donc le français comme une langue d’avenir. Et le fait qu’elle soit située à Tripoli est un avantage. Tout est centralisé à Beyrouth. Il est bon de s’intéresser au Liban-Nord », conclut M. Antoine Malone.
R.A.D.

