Les importations ont en effet augmenté de 44,3 % sur cette période, passant de 2 948 millions de dollars sur les deux premiers mois de 2011 à 4 253 millions de dollars à la même époque de cette année. Cette augmentation des importations est survenue dans un contexte d’augmentation de la demande globale alors que cette dernière était relativement faible sur la même période de l’année précédente. Il paraîtrait que la consommation tendrait à augmenter de manière significative alors que l’investissement se maintiendrait à un rythme léthargique, a indiqué le rapport de la Bank Audi.
En parallèle, les exportations ont augmenté de 29,3 % sur cette période, passant de 601 millions de dollars sur les deux premiers mois de 2011 à 777 millions de dollars sur la période correspondante de cette année. La hausse des exportations au cours de cette période est principalement liée à celles des bijoux, qui ont représenté près de la moitié de la valeur totale des exportations libanaises depuis le début de l’année.
L’activité du port de Beyrouth reflète en outre cette augmentation des échanges commerciaux, tant au niveau des exportations que des importations libanaises. Le tonnage des marchandises et le nombre de conteneurs enregistrés sur les deux premiers mois de l’année de 2012 ont augmenté de 7,5 % et 9,0 % respectivement. Le premier est passé de 986 mille tonnes à 1, 06 million de tonnes, tandis que le nombre de conteneurs est passé de 82,1 mille conteneurs à 89,5 mille conteneurs sur la même période.
Il est enfin important de souligner les conséquences de cette augmentation significative des échanges commerciaux du Liban avec l’étranger au cours de l’année dernière, et depuis le début de cette année, la question de la contrainte étrangère se repose pour le Liban. Il est ainsi essentiel d’adopter des mesures en faveur de la promotion d’une politique d’importation et d’exportation qui permettrait au Liban de réduire son déficit commercial qui dépasse aujourd’hui les 50 % du PIB. Il est important dans un tel contexte d’améliorer et d’élargir les programmes existant de soutien à l’exportation.

