Selon M. Maalouf, ces tractations sont « près de déboucher sur une formule unique qui sera transmise au ministre de l’Intérieur ».
De son côté, le député Ammar Houry, membre du bloc du Futur, a indiqué que la commission formée par le courant haririen en vue de discuter de cette question avec les autres parties « n’est pas encore parvenue à des résultats unifiés ».
Pour M. Houry, le Futur se fonde dans son approche de la loi électorale « sur l’accord de Taëf en ce qui a trait à la préservation des impératifs de la coexistence et de la parité islamo-chrétiennes ». Sur base de ces considérations, « il est ouvert à toute discussion », a-t-il dit.
Selon lui, « à l’ombre des complexités libanaises, la proportionnelle nécessite un grand débat, surtout dans le contexte communautaire et en l’absence de partis non confessionnels ».
Son collègue Amine Wehbé, député de la Békaa-Ouest, a souligné que « ce n’est pas la proportionnelle qui fait peur » au courant du Futur pour les élections de 2013, « mais plutôt le comportement des forces de facto sur le terrain ».
« Une année nous sépare des législatives de 2013 et les ministres sont pour l’instant préoccupés les uns par les autres. Ce que nous voulons, c’est faire avancer l’une des plus importantes conditions de toute loi électorale, à savoir le règne de la loi. Or, à l’heure actuelle, l’État est présent dans certaines régions alors que dans d’autres sa présence est plutôt allégée. Les Libanais devraient régler ce problème avant de penser à changer de loi électorale », a-t-il souligné.
Élie Marouni, député Kataëb de Zahlé, a estimé pour sa part qu’il « ne doit pas revenir au gouvernement du Hezbollah d’organiser les législatives ». Il a ainsi réclamé le départ du cabinet et son remplacement par une équipe de techniciens qui superviseraient le scrutin.
Par ailleurs, l’ancien député Michel Maalouli, l’un des participants à l’accord de Taëf, a estimé hier que l’application de la proportionnelle serait en violation de cet accord.
M. Maalouli se fonde sur le fait que Taëf prévoit un redécoupage des circonscriptions sur la base de nouveaux mohafazats plus nombreux que les cazas actuels, donc nécessairement de la même dimension ou même plus réduits que les cazas. Dans la mesure où la proportionnelle exige de grandes circonscriptions, l’ancien député en déduit que ce mode de scrutin est exclu.

