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Opération "Bienvenue en Palestine": Paris craint des incidents

La France est "préoccupée par les risques d'incidents" éventuels à l'aéroport de Tel-Aviv à partir du 15 avril, dans le cadre d'une opération "Bienvenue en Palestine", a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères, en appelant les Français à ne pas y participer.

Plusieurs associations de soutien aux Palestiniens ont appelé sur internet leurs sympathisants à converger à cette date vers l'aéroport de Tel-Aviv afin de se rendre ensuite dans les Territoires palestiniens, dont l'accès est contrôlé par Israël.

La France "déconseille à ses ressortissants de prendre part à cette initiative, compte tenu des risques de refoulement ou de rétention", a précisé le porte-parole adjoint du ministère, Romain Nadal, tout en rappelant que la France "est attachée à la liberté de circulation".

Cette liberté doit pouvoir s'exercer "vers et en Cisjordanie, comme dans le reste des Territoires palestiniens, qui doivent notamment être accessibles aux visiteurs étrangers", a-t-il ajouté.

Cependant, "nous rappelons que les autorités israéliennes, seules compétentes en matière d'entrée et de sortie sur le territoire israélien, ont d'ores et déjà indiqué qu'elles ne laisseraient pas y entrer les personnes qu'elles considèrent comme représentant un risque de trouble pour l'ordre public", a souligné Romain Nadal.

Les organisateurs de l'opération "ont été reçus par les services du ministère des Affaires étrangères et européennes, et ont été mis en garde sur les risques induits par cette opération", a-t-il conclu.

Une des organisatrices de l'opération, Olivia Zemor, a assuré qu'elle consistait à se rendre à Bethléem "pour y construire une école et rappeler leur attachement à la liberté de circulation pour les Palestiniens et pour les personnes qui veulent leur rendre visite".

"Le gouvernement français connaît bien les objectifs et les modalités de cette initiative parfaitement non violente. Il sait qu'il n'y a pas d'opération +Aéroport de Tel Aviv+, mais que nous sommes tous obligés de transiter par cet aéroport pour nous rendre en Cisjordanie", a-t-elle ajouté.

"Le gouvernement a les preuves que des cars attendront les participants français, belges, italiens, britanniques, espagnols, suisses, portugais, autrichiens, américains et autres, à la sortie de l'aéroport de Tel Aviv, pour les conduire directement à Bethléem", a-t-elle ajouté.

En juillet 2011, la France avait déjà craint des "incidents" et des "débordements" pour une opération aérienne du même type, et appelé ses ressortissants à ne pays y participer.

Israël avait alors réussi à empêcher l'embarquement de centaines de militants propalestiniens qui s'envoler pour l'aéroport Ben Gurion. Quelques dizaines d'autres avaient été bloqués à leur arrivée, puis expulsés.
La France est "préoccupée par les risques d'incidents" éventuels à l'aéroport de Tel-Aviv à partir du 15 avril, dans le cadre d'une opération "Bienvenue en Palestine", a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères, en appelant les Français à ne pas y participer.Plusieurs associations de soutien aux Palestiniens ont appelé sur internet leurs sympathisants à converger à cette date vers l'aéroport de Tel-Aviv afin de se rendre ensuite dans les Territoires palestiniens, dont l'accès est contrôlé par Israël.La France "déconseille à ses ressortissants de prendre part à cette initiative, compte tenu des risques de refoulement ou de rétention", a précisé le porte-parole adjoint du ministère, Romain Nadal, tout en rappelant que la France "est attachée à la liberté de circulation".Cette liberté doit pouvoir...