La réunion des "Amis du peuple syrien" dimanche à Istanbul a appelé à fixer une "date limite" pour l'application par le pouvoir du plan de paix de Kofi Annan, tout en soulignant le droit du peuple à l'autodéfense. Elle est restée muette sur l'armement des rebelles voulu par le Qatar et l'Arabie saoudite.
Mais le régime de Bachar al-Assad est resté inébranlable, poursuivant son offensive militaire meurtrière contre les rebelles et les civils pour étouffer la contestation.
"La conférence des 'ennemis de la Syrie', malgré tout le tapage médiatique, n'a donné que de maigres résultats (...) et montré qu'elle était incapable d'ébranler la détermination des Syriens et leur refus d'une intervention étrangère", écrit Al-Baas, journal du parti au pouvoir.
Sous le titre "nouvel échec", le journal affirme que "les participants devront reconnaître tôt ou tard que la résistance des Syriens, les réformes (annoncées par M. Assad) et le double veto russe et chinois (...) ont permis à la Syrie de surmonter la crise et de remporter la bataille".
Le journal a dénoncé "une tribune pour des discours agressifs, incitant à la violence contre la Syrie et au versement du sang syrien", incriminant notamment "les émirs du pétrole", en allusion au Qatar et à l'Arabie saoudite.
Le journal gouvernemental Techrine a également critiqué les dirigeants du Golfe. "La réunion des ennemis de la Syrie (..) où les émirats du pétrole ont appelé à fournir armes et argent aux groupes terroristes, a montré le niveau de l'engagement des pays étrangers à attiser" la discorde dans le pays.
"Tout au long de cinq décennies, les émirats du Golfe n'ont jamais soutenu les Syriens dans leur confrontation avec l'ennemi sioniste (...), au contraire tous les participants se sont rassemblés pour oeuvrer en public contre les intérêts du peuple syrien, qui une fois de plus les affrontera et les vaincra", ajoute Techrine.


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