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Liban - Liban

Les FL replacent Beyrouth au cœur du printemps arabe

Une foule nombreuse a assisté au meeting du BIEL.

Signe des temps et reflet d’une profonde mutation, et maturation, politique : la 18e commémoration de la dissolution du parti des Forces libanaises – à l’instigation du régime syrien, en 1994 – a été placée cette année sous le signe de la jonction et de l’empathie des Forces libanaises avec le printemps arabe. Le meeting organisé à cette occasion samedi au BIEL, en présence de tout l’éventail des composantes du 14 Mars et d’une foule de personnalités politiques et de la société civile, a ainsi revêtu un caractère très particulier et inaccoutumé pour les FL, le thème choisi étant « le printemps des peuples est l’automne des régimes ».


Pour joindre la parole à l’acte, et sous l’impulsion courageuse et clairvoyante du leader du parti Samir Geagea, les FL ont tenu à associer à leur traditionnelle cérémonie annuelle des acteurs des révolutions arabes en cours dans cinq pays de la région. La commémoration a ainsi été marquée par des témoignages émouvants de Mme Mona Makram Obeid, qui a joué un rôle majeur dans le soulèvement égyptien de janvier 2011, du jeune député égyptien Mohammad Bou Hamed, qui représente un courant islamiste modéré au sein du nouveau Parlement, de M. Abdel Raouf Iyadi, secrétaire général du Congrès pour la République (le parti du nouveau président tunisien), de Mme Fathiya Moussa Hijazi, militante libyenne et l’un des porte-étendards de la défense des droits de la femme libyenne et arabe, et de Mlle Hadil Bachar el-Kouki, jeune militante syrienne chrétienne de 20 ans qui a joué un rôle actif dans la révolution syrienne et qui a été emprisonnée et sauvagement torturée par les services syriens (voir les grandes lignes de leurs interventions respectives en cliquant ici).


Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, et qui a revêtu deux volets – libanais et arabe –, Samir Geagea a longuement évoqué la portée des bouleversements dans la région, appelant dans ce cadre les chrétiens d’Orient, et plus spécifiquement les chrétiens syriens, à jouer un rôle actif dans les événements présents et à s’engager dans la dynamique conforme au sens de l’histoire (voir en cliquant ici).


À la faveur du meeting de samedi, le parti des Forces libanaises aura ainsi apporté la preuve qu’il a su parfaitement saisir la véritable dimension du moment historique, et fondateur, des révolutions arabes et des espoirs qui pourraient être fondés sur ce plan, si tant est que les intentions louables proclamées publiquement ici et là se traduisent concrètement par des faits, comme l’a souligné M. Geagea dans son allocution.


En demandant à cinq militants du printemps arabe d’apporter leur témoignage au cours de son meeting annuel – après les témoignages de représentants de la société civile, il y a deux ans – et en illustrant de la sorte que les idéaux exprimés dans les places publiques des pays du Moyen-Orient en proie à des soulèvements populaires sont en phase avec sa nouvelle ligne de conduite nationale et avec les valeurs défendues par le 14 Mars, le parti des Forces libanaises a confirmé son empathie avec les révolutions arabes en pleine mutation dans un sens conforme aux constantes historiques chrétiennes et au projet de la révolution du Cèdre. En s’engageant audacieusement sur une telle voie et en replaçant elles-mêmes Beyrouth au cœur du printemps arabe, les FL se donnent une dimension transcommunautaire et arabe, tout en restant attachées à leur libanisme et à leur passé, comme l’illustre l’hommage de Samir Geagea, samedi, au président Bachir Gemayel, aux martyrs FL et aux militants FL qui ont enduré des exactions de l’ancien régime sécuritaire libano-syrien dans les années 90.


Force est de relever dans ce contexte que ce positionnement révolutionnaire de la part des FL s’accompagne aussi de l’initiative tout aussi historique du président Amine Gemayel qui a entrepris récemment de s’entretenir au Caire avec le cheikh d’al-Azhar, le pape Chenouda et le secrétaire général de la Ligue arabe, et à Ankara avec les dirigeants turcs, sans compter ses entretiens à Bruxelles, afin d’éviter une dérive totalitaire et autocratique du printemps arabe. Le leader des Kataëb a d’ailleurs élaboré à cet égard une charte visant à placer les jalons d’un dialogue et d’un partenariat islamo-chrétiens susceptibles de canaliser ou d’encadrer dans cet esprit les soulèvements populaires dans la région.


Ces deux démarches FL et Kataëb fournissent incontestablement un exemple probant du rôle actif et fondateur que les chrétiens peuvent – et doivent – jouer dans le contexte du printemps arabe afin que leur présence et leur spécificité ne soient pas liées au maintien de régimes tyranniques et sanguinaires d’une ère à jamais révolue.

Signe des temps et reflet d’une profonde mutation, et maturation, politique : la 18e commémoration de la dissolution du parti des Forces libanaises – à l’instigation du régime syrien, en 1994 – a été placée cette année sous le signe de la jonction et de l’empathie des Forces libanaises avec le printemps arabe. Le meeting organisé à cette occasion samedi au BIEL, en présence de tout l’éventail des composantes du 14 Mars et d’une foule de personnalités politiques et de la société civile, a ainsi revêtu un caractère très particulier et inaccoutumé pour les FL, le thème choisi étant « le printemps des peuples est l’automne des régimes ».
Pour joindre la parole à l’acte, et sous l’impulsion courageuse et clairvoyante du leader du parti Samir Geagea, les FL ont tenu à associer à leur...
commentaires (7)

Cette cérémonie est un message aux extrémistes partout dans le monde. Non parce que je suis contre le Fakihisme veut dire que je suis pour le Salafisme. " Nahnou Koddisoun heyda l charq wa chayatinahou. Nahnou nourahou wa narahou. " Selon le témoignage de cette jeune opposante syrienne, elle a tout dit concernant la peur de l'inconnu. Woujoudna la Nabka.

Élie Khoueiry

14 h 55, le 02 avril 2012

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Commentaires (7)

  • Cette cérémonie est un message aux extrémistes partout dans le monde. Non parce que je suis contre le Fakihisme veut dire que je suis pour le Salafisme. " Nahnou Koddisoun heyda l charq wa chayatinahou. Nahnou nourahou wa narahou. " Selon le témoignage de cette jeune opposante syrienne, elle a tout dit concernant la peur de l'inconnu. Woujoudna la Nabka.

    Élie Khoueiry

    14 h 55, le 02 avril 2012

  • Ils nous importunent les oreilles à longueur de journée, dans presque toutes les rubriques, et mêlent à l'aigre et au doux, les QATARI/BENSAOUDI et SALAFISTES, et... ils se complaignent car, de temps à autres, certains parlent parfois de FAKIHISTES. Soyez bons joueurs, acceptez l'autre son de la cloche...

    SAKR LEBNAN

    13 h 33, le 02 avril 2012

  • Il a aussi inventé le télescope spéciale, n'est-ce pas? Si c'est tout ce qu'il lui reste comme fond de commerce; c'est très rassurant (je ne parle d'autres fonds au parfum de pétrole musqué ). Y en a qui découvrent qu'aujourd'hui le fond de sa pensée et l'utilisation très impropre du mot "Fakihisme"... ça aussi c'est rassurant.

    Ali Farhat

    09 h 21, le 02 avril 2012

  • Je suis dubidatif...bien sûr,le printemps des peuples,patin couffin...bien sûr,qui peut ne pas être d'accord avec les principes du discours ...à vrai dire,personne...mais,car,selon l'expression consacrée,il y a un mais...occulter la dérive islamiste des révolutions arabes ne sert pas leur cause...eluder les propos proprement criminels de tel ou tel cheikh ne les efface pas...refuser de voir la réalité en face ne la supprime pas...j'aurais applaudi des deux mains si un discours ferme et sans concessions à l'égard de ce qu'il faut bien appeler l'islamisation à marche forcée de l'Egypte ,de la Tunisie et de la Lybie avit été tenu...mais là,rien...pas un mot...d'où mon sentiment de malaise...M. Geagea est un homme que j'ai défendu à maintes fois dans ce forum...mais là,je reste sur ma faim...nous ne pouvons pas critiquer le fakihisme ambiant ad nutum,et en même temps ne pas dire mot du salafisme ou comme on voudra l'appeler qui étend sa toile sur les révolutions arabes...et très franchement,l'article a parlé d'islamiste "modéré"...M. le journaliste,pouvez- vous me donner la définition d'"islamiste modéré",s'il vous plaît.Merci.

    GEDEON Christian

    07 h 13, le 02 avril 2012

  • Ce sont les propos en eux mêmes qui sont criticables, non pas le fait qu'ils puissent être exécutés ou pas. Par ailleurs je n'ai lu nulle part, jusqu'à ce jour, qu'un prêtre ait appelé à la destruction de mosquées, ni aux USA ni ailleurs et votre question m'a beaucoup intrigué.

    Paul-René Safa

    05 h 02, le 02 avril 2012

  • Si un prêtre haineux américain aux USA demanderait aux Chrétiens d'Amérique du Nord de détruire toutes les mosquées, ce sera exécuté ? vous savez très bien M. Safa que ce ne sont pas les salafistes qui ont fait ce printemps arabe, mais le peuple. Les extrémistes ont seulement profité de ces révolutions pour venir au pouvoir, mais espérons qu'ils tiendront leur mot. Bravo aux témoignages. Les FL sont le future du Liban.

    Élie Khoueiry

    04 h 32, le 02 avril 2012

  • Il est impératif, en même temps, de demander à l'Arabie Saoudite des éclaircissement sur la dernière déclaration gravissime du haineux grand mufti Abdul Aziz bin Abdullah réclamant la destruction de toutes les églises de la Péninsule Arabique et à l'Egypte, au cheikh d’al-Azhar, pour la non moins gravissime destruction d'une église copte et son remplacement par une mosquée.

    Paul-René Safa

    03 h 11, le 02 avril 2012

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