M. Mikati en conversation avec le vice-ministre iranien des AE pour les affaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.
Accompagné de l’ambassadeur d’Iran, Ghadanfar Rokon Abadi, M. Lahyane a discuté avec eux des bouleversements dans la région ainsi que des relations bilatérales et plus particulièrement de la mise en application des accords conclus entre Téhéran et Beyrouth dans divers domaines.
Il est intéressant de noter que sa visite à Beyrouth intervient une semaine après celle du chef des programmes de sanctions du Trésor américain, David Cohen, qui voulait s’assurer que l’Iran et la Syrie n’utiliseraient pas la scène libanaise comme échappatoire aux sanctions internationales.
Le responsable iranien a été d’abord reçu au Sérail, puis à Aïn el-Tiné. Il devait tenir les mêmes propos au terme des deux entretiens. Selon lui, « l’Iran s’en tient à sa position de principe qui consiste à appeler au maintien et à la consolidation de la sécurité, du calme et de la stabilité au Liban et à soutenir la souveraineté et l’indépendance du pays ».
Il a affirmé avoir discuté avec MM. Mikati et Berry des « meilleurs moyens pratiques permettant une mise en application des accords conclus dans le passé ». À cet effet, M. Lahyane a fait état d’une entente avec M. Mikati au sujet de la tenue d’une réunion de la commission supérieure économique libano-iranienne « dans les délais les plus brefs ». Celle-ci, a-t-il expliqué, sera coprésidée par le Premier ministre libanais et par le premier vice-président iranien.
Il a ensuite réaffirmé le soutien de son pays à la Résistance « face à la présence de l’ennemi sioniste et à ses objectifs expansionnistes dans la région », précisant avoir exposé à ses hôtes la position de Téhéran face aux développements dans la région, notamment en Syrie, à Bahreïn et au Yémen. Réitérant le soutien de son pays à la Syrie et « aux réformes engagées par le régime en application aux revendications légitimes du peuple syrien », M. Lahyane a constaté « une amélioration progressive de la situation dans ce pays, qui recouvre jour après jour sa sécurité et sa stabilité en dépit des interventions étrangères odieuses et des opérations terroristes menées sur son territoire ».
Il s’est dit consterné par la situation à Bahreïn « où les droits de l’homme sont violés et où le peuple est réprimé à cause de ses revendications légitimes » et a déploré le fait qu’au Yémen, les revendications populaires n’ont pas obtenu l’écho qu’elles méritent. Il a ensuite critiqué « la politique de deux poids deux mesures adoptée au niveau du dossier régional », dénonçant « les interventions étrangères en Syrie, au Yémen et à Bahreïn ».

