Une haute reponsable de l'ONU a averti mercredi le président syrien Bachar al-Assad qu'il "y a assez de preuves" de la violente répression engagée depuis plus d'un an contre les opposants au régime pour engager des poursuites contre lui pour crimes contre l'humanité.
"Dans les faits, il y a assez de preuves montrant que beaucoup de ces actes sont commis par les forces de sécurité, (et) doivent avoir reçu l'approbation ou faire l'objet de complicité au plus haut niveau", a affirmé la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Navi Pillay, dans une interview diffusée mercredi par la BBC.
"Le président Assad pourrait simplement ordonner l'arrêt des violences, et elles s'arrêteraient. C'est le genre de choses que les juges chargés d'affaires de crimes contre l'humanité vont considérer comme une responsabilité de celui qui commande" l'armée, a-t-elle ajouté, alors que l'Organisation des Nations Unies (ONU) estime que les violences en Syrie ont fait plus de 9.000 victimes en un an.
L'avocate sud-africaine a accusé les forces du régime syrien d'actes "épouvantables", comme tirer dans les genoux d'enfants, et ne pas leur apporter de soins médicaux.
L'ex-juge de la Cour criminelle internationale (CCI) a insisté sur le fait que le Conseil de sécurité avait assez de preuves sérieuses pour justifier un renvoi devant cette cour. "Les gens comme lui peuvent continuer pendant très longtemps, mais un jour, ils doivent affronter la justice", a-t-elle conclu.
Mercredi, l'armée régulière a poursuivi ses offensives contre les bastions rebelles, alors que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a exhorté M. Assad à appliquer sans délai le plan de paix établi par l'émissaire international Kofi Annan, que le régime syrien avait accepté selon l'ONU.
"Dans les faits, il y a assez de preuves montrant que beaucoup de ces actes sont commis par les forces de sécurité, (et) doivent avoir reçu l'approbation ou faire l'objet de complicité au plus haut niveau", a affirmé la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Navi Pillay, dans une interview diffusée mercredi par la BBC.
"Le président Assad pourrait simplement ordonner l'arrêt des violences, et elles s'arrêteraient. C'est le genre de choses que les juges chargés d'affaires de crimes contre l'humanité vont considérer comme une responsabilité...


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