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Sport - Football - Ligue Des Champions

Milan et Barça dos à dos, le Bayern presque en demi-finale

Grâce à deux buts de Gomez et Robben, le Bayern s’est imposé hier au stade Vélodrome (2-0) en quart de finale aller de la C1 face à une trop faible équipe de Marseille, jamais en mesure d’inquiéter des Bavarois qui ont quasiment assuré leur qualification. De son côté, le Milan AC a tenu en échec le FC Barcelone (0-0).

L’attaquant du Bayern Munich, Gomez, laisse exploser sa joie après avoir ouvert le score pour son équipe. Il s’agit du 11e but en C1 de la saison pour Super Mario qui a profité d’une main de Lahm au début du contre et d’une intervention ratée du gardien de Marseille Andrade ensuite. L’OM s’incline 0-2 à domicile face au Bayern dans ce quart de finale aller de la Ligue des champions.  Anne-Christine Poujoulat/AFP

Le Bayern devrait ainsi logiquement retrouver en demi-finale le Real Madrid, vainqueur mardi (3-0) sur le terrain de l’Apoel Nicosie.
Le pari de Didier Deschamps était osé : titulariser à la place de Steve Mandanda, suspendu, le gardien numéro 3, le Brésilien Elinton Andrade, qui n’avait pas joué avec l’équipe première depuis plus d’un an.
Le suppléant habituel, Gennero Bracigliano, entré pour les dernières secondes en 8e de finale retour contre l’Inter Milan, aurait-il fait mieux ? Pas sûr. Toujours est-il que c’est à la suite d’une faute de main d’Andrade que les Allemands ont ouvert la marque sur un tir de Gomez, bien lancé par Robben, à la 44e minute.
Un but inscrit au pire moment pour des Marseillais qui n’avaient pas démérité mais avaient montré, comme depuis deux mois en championnat, trop d’insuffisances à ce niveau.
Rémy, finalement aligné malgré une douleur à une cuisse, aurait pu mieux tirer profit d’une situation dangereuse dès la 7e minute, à la réception d’une balle repoussée par Neuer, à la suite d’une tête de Fanni. Mais l’avant-centre marseillais ne trouvait que le petit filet.

Marseille fébrile
Le Bayern faisait ensuite passer un frisson dans le public quand, tour à tour, Müller, Ribéry et Boateng tentaient leur chance.
Au jeu court allemand, fait de passes redoublées, l’OM répondait par sa présence athlétique en défense et au milieu.
Si les Allemands contrôlaient le jeu, les Marseillais parvenaient, grâce à la vigilance de leur défense, à endiguer les offensives bavaroises. L’OM procédait par contre et, sur ses rares incursions, ne parvenait cependant qu’à énerver le Bayern. Si bien que l’arbitre devait sortir trois fois le carton jaune en quelques minutes à l’encontre de Lahm, Kroos et Luiz Gustavo. Alou Diarra, pour une charge sur Gomez, a également été averti, ce qui le privera du match retour.
Mais à trop subir, l’OM finissait donc par craquer une première fois.
Au retour des vestiaires, l’OM attaquait pied au plancher, avec la ferme intention de réduire le score. Une tête de Valbuena passait au-dessus, une autre d’Ayew était bien captée par Neuer (56).
Mais il suffisait de quelques accélérations allemandes pour faire rejaillir la fébrilité marseillaise. Et il fallait un beau réflexe d’Andrade pour repousser un tir de Gomez (59).
Sur l’action suivante, c’était au tour de l’OM d’être à deux doigts de marquer quand Rémy, bien lancé par Valbuena, se défaisait de Boateng mais était trop court pour tromper Neuer qui détournait.
Alors que Brandao venait de remplacer Amalfitano, le Bayern douchait les derniers espoirs marseillais : à la suite d’un une-deux avec Müller, Robben s’avançait seul devant Andrade et doublait la marque d’un intérieur du gauche(0-2, 70).

Milan préserve ses chances
De son côté, le Milan AC, batailleur, est parvenu à mettre Barcelone en échec sur sa pelouse de Giuseppe Meazza (0-0). La qualification se jouera donc dans une semaine au Camp Nou.
Pour son premier quart de finale européen depuis 2007, le Milan AC peut se féliciter d’avoir préservé toutes ses chances de qualification pour le dernier carré en tenant en échec Barcelone à Giuseppe Meazza (0-0). Plutôt un bon résultat pour l’équipe lombarde qui a su garder sa cage inviolée malgré les assauts répétés des Blaugrana. Car, bien que privée de Van Bommel (suspendu) et de Thiago Silva (blessé), l’assise défensive du Milan se montrait très solide face à des Catalans qui tenaient, comme à leur habitude, la possession du ballon. Ce qui n’empêchait pas le Barça de trouver quelques failles pour percer le mur adverse, mais Abbiati était présent en dernier rempart pour repousser des tentatives de Messi (9e) et Xavi (26e). Tout comme Antonini qui signait un tacle défensif de grande classe pour empêcher Sanchez d’ouvrir la marque (35e).
Bien que largement dominé, le leader de série A misait sur les contres pour exister offensivement. Une stratégie pertinente, mais gâchée par la maladresse de Robinho (3e) et d’Ibrahimovic (20e) au moment de la finition. Au retour des vestiaires, les Lombards choisissaient de monter d’un cran et de redoubler d’intensité dans les duels. Là aussi, la tactique d’Allegri et ses hommes s’avérait payante puisque le champion d’Europe en titre offrait un visage méconnaissable en deuxième période. Les débats se neutralisaient. Mais, avec le Barça, la foudre pouvait frapper à tout moment, à l’image d’un coup de tête de Puyol sur corner qui filait juste à côté du cadre d’Abbiati (78e) ou d’un sauvetage de Bonera qui écartait une tentative à bout portant de Tello (88e). Solides, à défaut d’être spectaculaires, les Rossoneri tenaient leur cage inviolée jusqu’au coup de sifflet final. Ils gardent ainsi toutes leurs chances en vue d’un match retour qui pourrait être celui de tous les dangers pour Barcelone...
Le Bayern devrait ainsi logiquement retrouver en demi-finale le Real Madrid, vainqueur mardi (3-0) sur le terrain de l’Apoel Nicosie.Le pari de Didier Deschamps était osé : titulariser à la place de Steve Mandanda, suspendu, le gardien numéro 3, le Brésilien Elinton Andrade, qui n’avait pas joué avec l’équipe première depuis plus d’un an.Le suppléant habituel, Gennero Bracigliano, entré pour les dernières secondes en 8e de finale retour contre l’Inter Milan, aurait-il fait mieux ? Pas sûr. Toujours est-il que c’est à la suite d’une faute de main d’Andrade que les Allemands ont ouvert la marque sur un tir de Gomez, bien lancé par Robben, à la 44e minute.Un but inscrit au pire moment pour des Marseillais qui n’avaient pas démérité mais avaient montré, comme depuis deux mois en championnat, trop...
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