Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Conflit

Les affrontements se poursuivent entre Soudan et Soudan du Sud

Les affrontements entre Khartoum et Juba se sont poursuivis hier, pour la deuxième journée consécutive, l’aviation de Khartoum a lancé des raids sur des zones pétrolifères contestées à la frontière entre les deux États, selon des officiels du Sud. « Ce (mardi) matin, nous avons entendu le retour de bombardiers Antonov, ils ont lâché deux bombes », a ainsi déclaré Gideon Gatpan, ministre de l’Information de l’État d’Unité. « Nous pensons que ces frappes aériennes visaient des champs pétrolifères », a-t-il ajouté, sans toutefois faire état de victimes ou de dégâts. « Les bombardements n’ont jamais cessé, il y a eu des combats au sol et nous nous attendons que ce qu’ils (l’armée soudanaise) nous attaquent à d’autres endroits », a déclaré de son côté le chef d’état-major de l’armée sud-soudanaise, Philip Aguer. « Il est évident qu’il ne peut y avoir des combats de l’après-midi jusqu’au matin suivant sans pertes », a-t-il ajouté, tout en indiquant attendre des détails sur un bilan des morts et des blessés. Juba défendra son intégrité territoriale, a prévenu de son côté le ministre sud-soudanais de l’Information, Barnaba Marial Benjamin, tout en assurant que son pays ne voulait pas se voir entraîner dans une guerre « insensée » avec Khartoum. Le président sud-soudanais Salva Kiir avait accusé lundi le Soudan d’avoir attaqué son pays en bombardant des positions et en menant des attaques au sol dans l’État d’Unité. Il avait affirmé que les forces sud-soudanaises avaient contre-attaqué et traversé la frontière pour s’emparer de l’important champ pétrolifère d’Heglig, situé en territoire soudanais mais revendiqué par les deux pays. Heglig est exploité par le consortium GNPOC (« Greater Nile Petroleum Operating Company »), détenu à 40 % par le chinois CNPC.
Lundi soir, le président soudanais Omar el-Béchir a suspendu une visite au Soudan du Sud, prévue le 3 avril pour un sommet avec le président Kiir, qui devait faire baisser les tensions entre les deux pays et permettre de signer des accords. Mais pour le ministre sud-soudanais de l’Information, la visite du président Béchir est « toujours valable ».
Ces tensions ravivent le spectre d’un conflit à grande échelle entre le Nord et le Sud, qui se sont affrontés durant 20 ans, au cours d’une guerre civile qui a fait deux millions de morts et a pris fin en 2005 avec un accord de paix ayant abouti à l’indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011. Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a lancé un cri d’alarme, appelant les 160 000 réfugiés soudanais installés dans les environs du camp de Yida au Soudan du Sud à quitter les lieux en raison des récents affrontements dans la région. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est déclaré quant à lui « très inquiet » et a appelé les deux pays à mettre un terme à ces affrontements et à « utiliser tous les mécanismes politiques et de sécurité existants pour résoudre pacifiquement leurs différends ».
(Source : AFP)
Les affrontements entre Khartoum et Juba se sont poursuivis hier, pour la deuxième journée consécutive, l’aviation de Khartoum a lancé des raids sur des zones pétrolifères contestées à la frontière entre les deux États, selon des officiels du Sud. « Ce (mardi) matin, nous avons entendu le retour de bombardiers Antonov, ils ont lâché deux bombes », a ainsi déclaré Gideon Gatpan, ministre de l’Information de l’État d’Unité. « Nous pensons que ces frappes aériennes visaient des champs pétrolifères », a-t-il ajouté, sans toutefois faire état de victimes ou de dégâts. « Les bombardements n’ont jamais cessé, il y a eu des combats au sol et nous nous attendons que ce qu’ils (l’armée soudanaise) nous attaquent à d’autres endroits », a déclaré de son côté le chef d’état-major de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut