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Syrie: l'ambassadeur américain cite de possibles "crimes contre l'humanité"

Le régime du président syrien Bachar al-Assad viole les droits de l'homme, en ayant notamment recours à la torture, et ces pratiques pourraient s'apparenter à des "crimes contre l'humanité", a estimé mardi l'ambassadeur américain à Damas.

"J'ai continuellement évoqué les droits de l'homme lors de mon mandat à Damas, j'ai commencé (à en parler) dès ma première rencontre" avec Bachar al-Assad il y a un peu plus d'un an, a dit Robert Ford lors d'une audition au Congrès à Washington.

"Assad ne se soucie que peu des droits de l'homme. A dire vrai, il était plutôt agacé lorsque je lui en ai parlé", a expliqué le diplomate américain, rappelé à Washington par l'administration Obama.

"Son mépris (pour les droits de l'homme) au cours de l'année écoulée a dégénéré pour se transformer en violations des droits de l'homme qui pourraient s'apparenter à des crimes contre l'humanité", a encore estimé Robert Ford devant la Commission des droits de l'homme de la Chambre des représentants.

Selon un nouveau bilan par les Nations unies mardi, "plus de 9.000 personnes" sont mortes depuis le début du soulèvement contre le régime Assad il y a un an.

"Il y a les meurtres brutaux de manifestants pacifiques (...), mais les pires violations des droits de l'homme ont lieu dans les prisons, où des dizaines de méthodes de torture ont été rapportées par des observateurs et des chercheurs", a assuré M. Ford.

L'administration Obama appelle depuis plusieurs mois Bachar al-Assad à quitter le pouvoir. Le président américain est en faveur d'une aide "non-militaire" aux rebelles.

Robert Ford s'est lui prononcé mardi contre une "militarisation accrue" de la situation sur le terrain.
Le régime du président syrien Bachar al-Assad viole les droits de l'homme, en ayant notamment recours à la torture, et ces pratiques pourraient s'apparenter à des "crimes contre l'humanité", a estimé mardi l'ambassadeur américain à Damas."J'ai continuellement évoqué les droits de l'homme lors de mon mandat à Damas, j'ai commencé (à en parler) dès ma première rencontre" avec Bachar al-Assad il y a un peu plus d'un an, a dit Robert Ford lors d'une audition au Congrès à Washington."Assad ne se soucie que peu des droits de l'homme. A dire vrai, il était plutôt agacé lorsque je lui en ai parlé", a expliqué le diplomate américain, rappelé à Washington par l'administration Obama."Son mépris (pour les droits de l'homme) au cours de l'année écoulée a dégénéré pour se transformer en violations des droits de l'homme...