Walid Joumblatt a souligné la nécessité de parvenir à une solution politique à la crise syrienne.
Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a salué lundi la position des Frères musulmans syriens à l'égard des développements dans leur pays. Pour le responsable libanais, ces positions reflètent l'ouverture de la population sunnite aux changements dans la région. "Les Frères musulmans ont fait preuve de modération, de respect de la diversité et de l'égalité", a déclaré le chef du PSP depuis la Turquie où il a participé à la conférence de l'International socialiste. "Cette même ouverture a été démontrée par les Frères musulmans en Tunisie et en Egypte", a poursuivi le chef du PSP. Et de demander : "Pourquoi alors cette peur grandissante envers les mouvements islamistes?"
Dans un communiqué publié dimanche, les Frères musulmans syriens se sont dits prêts à partager le pouvoir et à respecter le jeu démocratique dans la perspective d'un renversement du régime de Bachar el-Assad. Ils se sont prononcés pour un "Etat civil, démocratique et pluraliste" dans lequel "le peuple choisit par les urnes ses dirigeants". "Nous affirmons que nous accepterons les résultats d'élections libres en Syrie, nous affirmons que tous les droits des Syriens seront garantis, ceux de tous les groupes et de toutes les croyances", a déclaré le numéro deux du mouvement, Farouk Monir Khalid.
Les Frères musulmans ont également affirmé ne pas vouloir "contrôler seuls la Syrie".
Les Forces libanaises (FL) ont également salué lundi le communiqué des Frères musulmans syriens. Les FL se sont notamment félicités de la partie du texte qui évoque l’avenir des relations entre la Syrie et le Liban. Les Frères musulmans ont promis, dans leur communiqué, de construire des relations basées sur l’égalité entre la Syrie et "un pays dont le peuple a souffert autant que le peuple syrien du fait de l’injustice et de la tyrannie". Le parti des FL a dit attendre avec impatience la mise en œuvre de ces nouvelles relations.
Par ailleurs, commentant la position de Moscou sur la crise syrienne, Walid Joumblatt a demandé : "Les mises en garde du président russe Dimitri Medvedev contre une guerre civile en Syrie seraient-elles une façon de mettre les Syriens devant un choix: un compromis avec le régime actuel (de Bachar el-Assad) ou une guerre?" Pour le chef druze, il est temps d'arrêter les déclaration de certains analystes stratégiques russes qui défendent, à tout prix, le régime syrien.
Walid Joumblatt a également souligné la nécessité de parvenir à une solution politique à la crise syrienne. Selon le chef du PSP, cette crise, si elle se prolonge, pourrait mener à une guerre civile qui aurait des répercussions négatives sur toute la région. Le chef druze a en outre réitéré son appel à protéger et aider les réfugiés syriens au Liban.
Commentant, par ailleurs, la récente visite du chef des programmes de sanctions du Trésor américain, David Cohen, au Liban, le leader druze a dit "soutenir les sanctions contre le régime syrien en gardant à l'esprit les différends entre l'administration américaine et le Hezbollah". M. Joumblatt a toutefois refusé que les fonds de Libanais dans le monde soient visés.
Le chef des programmes de sanctions du Trésor US a appelé, la semaine dernière, les dirigeants libanais à protéger le secteur financier des tentatives visant à contourner les sanctions financières américaines et occidentales contre la Syrie. Il a réaffirmé la position américaine selon laquelle il est nécessaire de faire en sorte que l’instabilité actuelle en Syrie n’influe pas négativement sur le secteur financier au Liban, rappelant que Washington tient à la stabilité, l’indépendance et la sécurité du Liban.
Dans un communiqué publié dimanche, les Frères musulmans syriens se sont dits prêts à partager le pouvoir et à...


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