Dans certains milieux, on place l’espoir d’une fin de crise dans les élections législatives de 2013.
Dans les milieux du 14 Mars, on assure que le rôle de ce courant politique s’achèvera quand l’État libanais aura recouvré tous les attributs de la souveraineté, y compris celui du monopole de la violence légitime.
Pour ce qui concerne le 8 Mars, les choses sont moins claires. Quand donc s’achèvera le rôle de ce véritable « camp retranché » ? La réponse la plus évidente, c’est que ce rôle s’achèvera quand le Hezbollah aura été dépossédé de ses armes et que l’effet d’intimidation qu’elles ont aura disparu.
Mais comment en finir avec les armes du Hezbollah ? Au sein de ce parti, certains assurent que les armes auront atteint leur objectif quand Israël aura évacué l’ensemble du territoire national ; d’autres quand la menace d’une occupation aura disparu ; d’autres enfin quand un accord sera conclu sur le programme nucléaire iranien...
Toutefois, la crise syrienne a introduit un nouveau paramètre dans la crise libanaise, et certains estiment que le clivage actuel ne prendra fin qu’avec l’effondrement du régime actuel et l’arrivée d’un nouveau régime susceptible d’aider le Liban à faire appliquer la résolution 1701 de l’ONU.
Des analystes affirment en effet qu’en fournissant des armes au Hezbollah, la Syrie offre à Israël le prétexte idéal pour continuer à occuper des portions de territoire libanais et à tergiverser dans l’application de la 1701.
Avec la disparition du régime du président Bachar el-Assad et la rupture du lien organique qui existait entre ce régime et le Hezbollah, l’afflux d’armes de Syrie vers le parti chiite ainsi que vers des groupuscules palestiniens, à l’intérieur comme à l’extérieur des camps, cessera. Il sera alors possible de tracer les frontières entre les deux pays et de mieux les contrôler, alors qu’elles sont perméables aujourd’hui à tous genres de trafics, et principalement celui des armes et des combattants.
À défaut d’une victoire de la révolution syrienne, les analystes estiment que la situation de pourrissement est appelée à durer au Liban et que les élections de 2013 ne pourront apporter un changement significatif dans le jeu politique interne.


Il est au pouvoir de tous les Libanais, ENSEMBLE, d'arrêter le pourrissement dès aujourd'hui, quitte à se sentir vraiment Libanais avant toute autre appartenance. "LEBNAN OU BASS", comme dit notre grand Ami Christian Gédéon, que je salue vivement.
08 h 32, le 25 mars 2012