"M. Annan a informé vendredi le Conseil de sécurité de la situation et je m'attends à ce qu'il retourne à Damas très bientôt", a déclaré M. Ban lors d'une visite en Indonésie, première étape d'une tournée asiatique.
"Je suis moi-même en contact continu avec lui, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil El-Arabi, et d'autres dirigeants dans la région et au-delà", a ajouté M. Ban.
M. Annan s'est rendu les 10 et 11 mars en Syrie pour y présenter au président Bachar al-Assad une "série de propositions concrètes" afin de tenter de mettre fin aux violences qui ensanglantent le pays depuis un an. Mais il n'est pas parvenu un accord.
Il a par la suite dépêché cinq experts internationaux, qui sont actuellement en Syrie.
Ban Ki-moon a de plus appelé une nouvelle fois la communauté internationale à "parler d'une même voix", afin notamment de fournir une assistance humanitaire "immédiate" aux victimes des violences en Syrie.
"Nous nous sommes fixés trois priorités. D'abord la fin immédiate des violences, de toutes les violences, puis l'engagement d'un dialogue politique qui n'exclut personne, afin de définir l'avenir de la Syrie tel que les civils l'entendent. Et troisièmement, nous devons fournir immédiatement et de manière urgente une assistance humanitaire", a déclaré M. Ban lors d'un discours prononcé à Jakarta.
"J'appelle les dirigeants dans le monde à s'unir pour parler d'une même voix", a-t-il ajouté, en ouvrant une conférence sur la défense en Indonésie.
M. Ban effectue en Indonésie la première étape d'une tournée régionale qui l'emmènera également en Malaisie, à Singapour et en Corée du Sud, son pays natal, pour un important sommet sur la sécurité nucléaire.
Cette déclaration intervient peu après que les ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU se sont séparés sans accord formel sur un projet de déclaration. Un texte amendé va leur être soumis pour une éventuelle adoption mercredi matin, ont indiqué des diplomates.
Selon l'ambassadeur français Gérard Araud, Paris va présenter un "nouveau texte" et si aucun des pays membres ne présente d'objection, l'adoption formelle de cette déclaration du Conseil interviendra dans la matinée.
Le projet de déclaration vise à soutenir la médiation de Kofi Annan en Syrie et à faire pression sur Damas. Elle s'est heurtée à des réticences de la Russie.


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