Le Liban a "l'obligation morale" de soutenir l'opposition syrienne (responsable américain)
AFP /
le 20 mars 2012 à 19h25
Les Libanais ont "l'obligation morale" d'encourager l'opposition syrienne et devraient profiter des élections à venir pour "éliminer les vestiges" de l'influence de Damas dans leur pays, a estimé un haut responsable de la diplomatie américaine.
"Il n'y a personne, en dehors de la Syrie, qui comprenne mieux la brutalité du (président syrien) Bachar al-Assad que les Libanais", a déclaré lundi soir le sous-secrétaire d'Etat pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, lors d'une rencontre américano-libanaise à Washington.
M. Feltman, ambassadeur à Beyrouth en 2005 lors de la "Révolution du Cèdre" qui a contribué à mettre fin à la tutelle syrienne au Liban, a estimé que les Libanais avaient une "obligation morale et politique" de soutenir l'opposition syrienne.
Selon le sous-secrétaire d'Etat, les élections parlementaires en 2013 au Liban devraient servir à achever ce que la "Révolution du Cèdre" a commencé: "débarrasser (le Liban) des manipulations d'Assad" et de l'influence iranienne.
"J'espère que les Libanais qui sont avec nous aujourd'hui, de même que les millions qui sont chez eux au Liban, montreront à nouveau au monde (lors des élections, ndlr) comment ils sont capables de transcender la peur (...) pour éliminer les vestiges de l'occupation syrienne et rejeter les défenseurs de la boucherie d'Assad", a ajouté M. Feltman, visant le Hezbollah libanais, allié de Damas.
Le Hezbollah a apporté son ferme soutien au régime syrien depuis le début de la révolte il y a un an.
Plus puissante formation militaire et politique du Liban, le Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par Washington, reçoit selon les puissances occidentales et les experts son arsenal de l'Iran via la Syrie.
Les Libanais ont "l'obligation morale" d'encourager l'opposition syrienne et devraient profiter des élections à venir pour "éliminer les vestiges" de l'influence de Damas dans leur pays, a estimé un haut responsable de la diplomatie américaine."Il n'y a personne, en dehors de la Syrie, qui comprenne mieux la brutalité du (président syrien) Bachar al-Assad que les Libanais", a déclaré lundi soir le sous-secrétaire d'Etat pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, lors d'une rencontre américano-libanaise à Washington.M. Feltman, ambassadeur à Beyrouth en 2005 lors de la "Révolution du Cèdre" qui a contribué à mettre fin à la tutelle syrienne au Liban, a estimé que les Libanais avaient une "obligation morale et politique" de soutenir l'opposition syrienne.Selon le sous-secrétaire d'Etat, les élections parlementaires en...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.