"Le pape vient chez nous pour renforcer les chrétiens, pour qu'ils soient unis (...)", a déclaré le patriarche syrien, qui a été reçu jeudi par Benoît XVI.
Le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, interrogé vendredi lors d'une conférence de presse, a reconnu que ce voyage était effectivement envisagé en septembre, mais a tenu à préciser qu'"il n'y a pas de communication définitive, officielle, à ce sujet", et que "personne n'a été chargé de le faire".
Benoît XVI, selon Mgr Laham, sera aussi "un messager de paix au Moyen-Orient", alors que la région est secouée par le violent conflit intérieur en Syrie et que le différend palestino-israélien est toujours sans solution.
Mgr Laham a expliqué qu'il serait le premier à accueillir Benoît XVI le 14 septembre à la basilique Saint-Paul d'Harissa, au-dessus de la ville côtière de Jounieh.
Benoît XVI rencontrera les jeunes, les religieux et les personnes consacrées. Mis à part une entrevue avec les autorités politiques, le pape devrait aussi voir des leaders religieux non chrétiens et brièvement visiter certaines églises chrétiennes, selon le patriarche.
Le 16 septembre, a-t-il ajouté, Benoît XVI célébrera une messe au cours de laquelle il remettra "l'exhortation apostolique" issue des travaux du Synode des évêques d'octobre 2010 consacré à la situation des chrétiens au Moyen-Orient.
Le patriarche, dont le titre complet est "Sa Béatitude Grégoire III Laham, patriarche grec melkite catholique d'Antioche, de Jérusalem, d'Alexandrie et de tout l'Orient", et qui réside à Damas, est à la tête de la deuxième communauté catholique d'Orient (1,3 million dans le monde, dont 700.000 en Orient, principalement en Syrie, au Liban, en Jordanie et en Palestine).
Les melkites sont des chrétiens orientaux de rite byzantin rattachés à Rome depuis 1724.
Ce voyage, s'il se confirme, sera le deuxième de Benoît XVI dans la région, après la visite historique qu'il avait effectuée en mai 2009 en Jordanie, en Israël et dans les Territoires occupés.


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