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À La Une - Le Chiffre De La Semaine

Une tasse de café, c'est 140 litres d'eau

Dans le cadre du forum mondial de l'eau...

"L'empreinte eau" d'une tasse de café équivaut à 140 litres d'eau, a affirmé cette semaine l’ONG WWF-France. Un chiffre obtenu en appliquant un indicateur, mis au point avec l'Université de Twente (Pays-Bas), qui tient compte de l'impact de toute la chaîne de production sur la ressource eau douce.

 

Le chiffre de 140 litres pour une tasse de café comprend, selon l'ONG, l'eau utilisée pour faire pousser le plan de café, le récolter, le transporter, l'emballer, le vendre et le préparer. Cela inclut également le volume d'eau nécessaire à la fabrication de la tasse dans laquelle il sera bu.

 

Si vous rajoutez du lait et du sucre dans le café et que vous le versez dans une tasse à emporter, l'empreinte eau passe à 200 litres, avec des variantes si le sucre est blanc provenant de betteraves ou roux issu de cannes à sucre.

En moyenne, une personne utilise 70g de sucre par jour, cela représente l'équivalent de 100 litres d'eau.

 

"Cet indicateur fait prendre conscience de façon simple des impacts des modes de vie et donc des pressions exercées par les activités humaines sur la ressource eau, qu'elles soient domestiques, industrielles ou agricoles", souligne le WWF-France en marge du Forum mondial de l'Eau, cette semaine à Marseille (sud de la France).

 

L'indicateur est décliné en trois couleurs : bleue, correspondant à la consommation des eaux de surface et des eaux souterraines, verte pour la consommation des eaux de pluie, notamment par évaporation dans les cultures agricoles, et grise pour le volume d'eau douce requis pour diluer les polluants.

 

L'empreinte eau de production de la France, c'est à dire l'eau utilisée sur le territoire pour la production de biens et services, s'élève à 90 milliards de m3 par an, selon les calculs de l'ONG. Les cultures agricoles représentent 86% et les céréales, à elles seules, la moitié de cette empreinte eau de production.

 

Quant à l'empreinte eau d'un consommateur français, elle s'élève à 1.786 m3 par an, soit l'équivalent du volume intérieur de deux Boeing 747, indique le WWF. Si l'essentiel de cette empreinte est d'origine agricole, un gros tiers (36%) correspond à la consommation de viande, par le biais du maïs et du soja cultivé pour nourrir le bétail, et 10% au lait via les fourrages.

 

A l'échelle mondiale, la production de bétail compte pour 23% de l'eau consommée dans l'agriculture, soit l'équivalent de plus de 1.150 litres d'eau par personne et par jour, toujours selon le WWF-France. Pour tous les ingrédients qui entrent dans la composition du hamburger, l'empreinte grimpe à 2.400 litres.

Côté vêtement, l'indicateur annonce qu'un T-shirt en coton de 250 g affichera une empreinte eau de 2.700 litres nécessaires à sa production.

 

Dans le cadre du forum mondial de l’eau, cent trente pays se sont engagés mardi dernier à accélérer "la mise en oeuvre des obligations en matière de droits de l'Homme pour l'accès à l'eau potable et l'assainissement". Des obligations reconnues officiellement par l'Onu en juillet 2010, mais qui, lors du précédent Forum en 2009 à Istanbul, étaient encore contestées par plusieurs délégations.

 

"Avant on considérait que l'accès à l'eau était un enjeu pour d'autres, aujourd'hui tous déclarent qu'il y a urgence à agir, la sonnette d'alarme est tirée", a souligné le ministre français de la Coopération Henri de Raincourt devant la presse.

Le texte de cinq pages est le fruit d'un consensus après trois années de négociations "qui prend en compte de nouvelles réalités: l'eau n'est plus une problématique séparée", a-t-il précisé.

 

Cependant, des voix discordantes se sont fait entendre peu après l'annonce de l'adoption "à l'unanimité" de la déclaration. Le ministre bolivien de l'Eau et de l'Environnement, Felipe Quispe Quenta l'a notamment contestée. "On a exprimé notre désaccord lors de la rédaction de la déclaration et nous n'avons pas été entendus, la Bolivie n'accompagne pas cette déclaration ministérielle", a-t-il déclaré devant des journalistes. Selon lui, d'autres ont également exprimé leur désaccord dont son collègue de l'Equateur. Selon le ministre bolivien, il aurait fallu dire clairement que l'eau est une ressource "non privatisable". Son pays a été la scène de nombreuses manifestations pour défendre l'eau comme un bien public récemment.

 

"L'empreinte eau" d'une tasse de café équivaut à 140 litres d'eau, a affirmé cette semaine l’ONG WWF-France. Un chiffre obtenu en appliquant un indicateur, mis au point avec l'Université de Twente (Pays-Bas), qui tient compte de l'impact de toute la chaîne de production sur la ressource eau douce.
 
Le chiffre de 140 litres pour une tasse de café comprend, selon l'ONG, l'eau utilisée pour faire pousser le plan de café, le récolter, le transporter, l'emballer, le vendre et le préparer. Cela inclut également le volume d'eau nécessaire à la fabrication de la tasse dans laquelle il sera bu.
 
Si vous rajoutez du lait et du sucre dans le café et que vous le versez dans une tasse à emporter, l'empreinte eau passe à 200 litres, avec des variantes si le sucre est blanc provenant de betteraves ou roux issu de cannes à...
commentaires (1)

Hier, on la pensait inépuisable. Les temps ont changé. L’eau est aujourd’hui l’objet d’enjeux où s’opposent dégâts de la pollution et défis de développement .Qui sait, peut-être explorerons nous bientôt d’autres planètes ,à la découverte d’une eau pure et saine ??? Nazira.A.Sabbagha

Sabbagha A. Nazira

07 h 03, le 16 mars 2012

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Commentaires (1)

  • Hier, on la pensait inépuisable. Les temps ont changé. L’eau est aujourd’hui l’objet d’enjeux où s’opposent dégâts de la pollution et défis de développement .Qui sait, peut-être explorerons nous bientôt d’autres planètes ,à la découverte d’une eau pure et saine ??? Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A. Nazira

    07 h 03, le 16 mars 2012

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