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À La Une - Liban

Anniversaire du 14 Mars : les jeunes activistes à l'honneur

"Les Libanais n'accepteront pas que le Liban soit victime d'une autre forme d'hégémonie, qu'elle soit directe ou indirecte", martèle Saad Hariri.

La cérémonie a eu lieu au BIEL, à Beyrouth.

Pour le 7e anniversaire de la révolution du Cèdre, un meeting s’est tenu aujourd’hui au BIEL, à Beyrouth. Ont pris part à la cérémonie : l’ancien Premier ministre Fouad Siniora, l’ancien président Amine Gemayel, le chef des Forces libanaises Samir Geagea, ainsi que plusieurs députés dont notamment Boutros Harb, Nayla Moawad, Nadim et Solange Gemayel, Marwan Hamadé, Bahia Hariri, Georges Adwan et Michel Pharaon.

 

La cérémonie a été toutefois marquée par l’absence de la Gauche démocratique. Le secrétaire général de ce mouvement, l’ancien député Élias Atallah, a précisé à l’agence al-Markaziya que le "boycottage du meeting est le résultat de notre désaccord sur le contenu de la charte politique, qui manque à notre avis de clarté, surtout en ce qui concerne les événements régionaux et la description du passage escompté vers l’État de droit".

 

Les forces du 14 Mars ont lancé une charte politique, qui vise à accompagner les révolutions arabes, notamment en Syrie.

 

Autre fait significatif de cette commémoration, seuls des membres de la société civile ont prononcé des allocutions.

 

La première à prendre la parole, la journaliste May Chidiac a affirmé que "la révolution du 14 Mars est une révolution contre le principe des forts contre les faibles". Elle a également dénoncé les crimes du président syrien. "Bachar el-Assad, s’il te reste un grain d’humanité, assez ! Arrête de massacrer les enfants et arrête de te cacher derrière les religieux musulmans et chrétiens", a lancé la journaliste libanaise. Aux forces du 8 Mars, Mme Chidiac a dit : "Des événements comme ceux du 7 mai 2008 ne nous font plus peur… les 40.000 missiles (du Hezbollah) ne nous font plus peur".

 

De son côté, l'activiste Khoder Fayçal Mekkawi a assuré dans son discours que "si nous sommes honnêtes, la justice ne peut pas mener à des dissensions". Il a aussi tenu à rappeler que le mouvement du 14 Mars est né du peuple avant de donner naissance à des leaders politiques.

 

La journaliste Joumana Namour a, pour sa part, indiqué que le "Liban ne veut plus être l’invité des agendas des autres pays", alors que l'activiste Sélim Mouzannar déclarait : "Nous sommes ici pour afficher notre solidarité avec le peuple syrien".

 

"Nous exhortons l’Alliance du 14 Mars à construire un État capable de mettre fin au confessionnalisme et à créer des opportunités (de travail) pour les jeunes générations", a poursuivi la militante Dima Sami el-Khatib. "Il est nécessaire de fortifier l’État afin de préserver notre histoire et notre dignité", a-t-elle ajouté.

 

L'activiste Hadi el-Amin, qui a affirmé avoir dû fuir le Liban-Sud sous la menace des armes, a ensuite déclaré que "les partisans du 14 Mars doivent poursuivre leur mission jusqu'à la fin. Ils ne croient pas en la vengeance, mais en la justice contre tous ceux qui se sont habitués à nuire aux innocents."

 

Lors de son intervention, le journaliste de L’Orient-Le Jour, Michel Hajji Georgiou a salué "tous les martyrs du Liban et de la Syrie", ainsi que tous les politiciens, les religieux et les journalistes "en quête de la liberté".

 

Le journaliste a également mis en garde contre "la monstruosité du régime syrien" assurant que ce dernier allait bientôt tomber. "Notre force réside dans notre volonté. La révolution du Cèdre salue et soutient le peuple syrien qui souffre toujours", a-t-il dit, appelant à une intervention internationale en Syrie. Il a également qualifié d'"inacceptable", le fait que la communauté internationale soit toujours dans le déni, sur le dossier syrien.

 

M. Georgiou a également souhaité la "bienvenue" aux réfugiés syriens, précisant que "le Liban a toujours été une terre de refuge pour ses voisins". "Avez-vous oublié que les Syriens nous ont accueillis lors de la guerre de juillet 2006 ?", s’est-il interrogé.

 

Le journaliste a également exhorté les membres du Courant patriotique libre (CPL) "à revenir à leurs origines". "Avez-vous oublié que ce régime vous a persécutés pendant des années ?", a-t-il demandé. 

 

"Ce ne sont pas les armes qui font un homme, mais la paix. Alors rassemblons-nous, faisons la paix, aujourd’hui, au Liban, et déposons les armes", a-t-il encore dit.

 

L’ancien ministre Boutros Harb a, quant à lui, affirmé que les Libanais rêvent d’un pays "digne, libre, souverain, sûr et indépendant". "Nous rêvons de responsables qui donnent la priorité à l’intérêt national au lieu de leur propre intérêt, a martelé le député. Nous rêvons d’un pays dans lequel les discussions ne se transforment pas en différends. D’un Liban digne et source de fierté pour ses citoyens".

"Nous devons concentrer nos efforts pour la formation d’un État cohérent, uni et puissant afin d’éviter les divisions entre les Libanais", a-t-il conclu.

 

Lors de cette cérémonie, un hommage a été rendu à l'ancien député Nassib Lahoud, décédé le 3 février des suites d'une longue maladie.

 

Quelques heures avant le début de la cérémonie, l'ancien Premier ministre Saad Hariri avait  réitéré l'engagement du 14 Mars à édifier l’État libanais. "En cette occasion, nous renouvelons notre engagement en faveur de l'union nationale face à tous les défis", a-t-il déclaré. "Les Libanais n'accepteront pas que le Liban soit victime d'une autre forme d'hégémonie, qu'elle soit directe ou indirecte", a ajouté Saad Hariri dans un communiqué publié à cette occasion. Et de poursuivre : "Les factions libanaises se doivent d'abandonner leur politique liée aux puissances étrangères, notamment quand cette politique devient un fardeau pour la vie de la nation". Pour Saad Hariri, le Liban est confronté à des défis majeurs. "Cela nécessite que nous revenions à l'esprit du 14 Mars, fondé sur l'unité du peuple pour mettre fin à l'ère de l'hégémonie".

 

Commentant la crise syrienne, l'ancien chef de gouvernement a assuré que le régime syrien tombera bientôt, ajoutant qu'il serait "illogique" pour un camp politique de miser sur un régime qui approche de sa fin. "Nos responsabilités morales et politiques nous obligent à soutenir le peuple syrien", a-t-il martelé.

 

Et Saad Hariri de conclure : "Je salue tout Libanais qui a pris part à l'intifada du 14 Mars, comme je salue tous les martyrs qui ont payé de leur vie la liberté du Liban et de son peuple".

Pour le 7e anniversaire de la révolution du Cèdre, un meeting s’est tenu aujourd’hui au BIEL, à Beyrouth. Ont pris part à la cérémonie : l’ancien Premier ministre Fouad Siniora, l’ancien président Amine Gemayel, le chef des Forces libanaises Samir Geagea, ainsi que plusieurs députés dont notamment Boutros Harb, Nayla Moawad, Nadim et Solange Gemayel, Marwan Hamadé, Bahia Hariri, Georges Adwan et Michel Pharaon.
 
La cérémonie a été toutefois marquée par l’absence de la Gauche démocratique. Le secrétaire général de ce mouvement, l’ancien député Élias Atallah, a précisé à l’agence al-Markaziya que le "boycottage du meeting est le résultat de notre désaccord sur le contenu de la charte politique, qui manque à notre avis de clarté, surtout en ce qui concerne les événements régionaux et la...
commentaires (5)

Paul-René SAFA : discernement ? mais c'est du chinois pour certains auto-téléguidés !

SAKR LEBNAN

06 h 56, le 15 mars 2012

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Commentaires (5)

  • Paul-René SAFA : discernement ? mais c'est du chinois pour certains auto-téléguidés !

    SAKR LEBNAN

    06 h 56, le 15 mars 2012

  • Non, M Jabbour, je n'ai pas d'étiquette politique, je le réaffirme, mais j'ai du discernement.

    Paul-René Safa

    04 h 22, le 15 mars 2012

  • - - Tiens Monsieur SAFA , je croyais que vous n'aviez pas d'étiquette politique !!!! Comme quoi ...

    JABBOUR André

    03 h 43, le 15 mars 2012

  • Si "nos anciens" ne sont plus crédibles, les vôtres, M Jabbour, tout comme vos nouveaux d'ailleurs, le sont encore moins et leurs textes encore plus inintelligibles qu'ils soient lus par vos jeunes ou par vos vieux . Quant à leur faillite elle était déjà consommée le jour-même où ils ont effectué leur hold-up sur le Gouvernement. Enfin, celui que vous appelez "notre fuyard" s'est bien gardé de s'acoquiner avec des régimes répressifs comme n'a pas manqué de le faire "votre fuyard' tnadisque vos rassemblements hétéroclites ont toujours été encore plus minables. Vous pouvez dire aussi adieu à vos cocos.

    Paul-René Safa

    19 h 39, le 14 mars 2012

  • - - Leurs anciens ne sont plus crédibles , ils ont fait lire des textes à des " pauvres " jeunes qui ne savaient même pas ce qu'ils disaient .. Leur faillite est déclarée , reste à trouver l'administrateur pour la liquidation de leur révolution des palmiers qu'ils ont planté , qui nous dit-on , ne se plaisent plus et ne vivent plus dans un pays comme le Liban aux quatre saisons , tout comme le fuyard qui est né et a été élevé dans un désert qui n'a qu'une seule saison et une moyenne de 55 ° à l'ombre .. Adieu mes cocos , votre rassemblement était minable .

    JABBOUR André

    12 h 42, le 14 mars 2012

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