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Cinquante familles de Homs (Syrie) se réfugient au Liban après le "massacre"

Cinquante familles syriennes ayant fui la ville de Homs (centre) depuis dimanche après avoir eu vent du "massacre" de femmes et enfants se sont réfugiés à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, a indiqué un militant syrien sur place.

"Cinquante familles sont arrivées à Tripoli et ses environs après avoir fui Homs entre hier (dimanche) et aujourd'hui. Elles ont fui après avoir entendu parler du massacre de Homs", a indiqué à l'AFP Ahmad Moussa, porte-parole du Comité des réfugiés syriens au Liban. "Les gens sont épuisés, ils n'ont rien apporté avec eux".

"Des centaines de familles ont fui Homs dans la nuit, notamment le quartier de Karm al-Zeitoun, par crainte de nouveaux massacres par les forces du régime" et "beaucoup ont passé la nuit en plein air", selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Une cinquantaine de corps de femmes et d'enfants ont été découverts carbonisés, égorgés ou poignardés dans la ville de Homs (centre), un "massacre" attribué lundi par l'opposition aux forces du régime et par les autorités syriennes à des "gangs terroristes".

"Nous avons eu peur de subir le même sort que les habitants de Karm al-Zeitoun", explique Oum Mohammad à un journaliste de l'AFP à son arrivée à Tripoli avec son mari et sa fille, après être passée clandestinement au Liban.

"Tout le monde dans (le quartier de) Bab Sbaa a peur car l'armée a encerclé plusieurs quartiers et se prépare pour les prendre d'assaut", explique cette habitante de Bab Sbaa.

Sa fille de six mois, enroulée dans une couverture en laine, dort sur un matelas en mousse près d'un petit poêle à bois. A côté, un sac plastique avec des médicaments.

"Nadia a de l'asthme, une association caritative m'a donné ces médicaments dès mon arrivée à Tripoli", explique Oum Mohammad. "Il n'y a ni médicaments, ni électricité, ni eau à Bab Sbaa".

Abou Assaad, un autre réfugié arrivé tard dimanche à Tripoli raconte avoir fui Bab Sbaa avec sa famille à pied avant de rejoindre des passeurs qui les ont aidés à entrer au Liban.

"Nous avons dû payer pour entrer", raconte extenué cet homme de 50 ans. "Nous craignions de ne pas pouvoir entrer et d'être refoulés", ajoute-t-il.

Selon un membre de l'Armée syrienne libre (ASL, rebelle) ayant fui Homs tard dimanche, "un grand nombre de jeunes filles de moins de 17 ans ont été violées. Elles ont été conduites vers des abris, violées et ensuite égorgées avec des couteaux".

Citant des personnes ayant fui les quartiers de Adaouiyya et Karm el-Zeitoun, il affirme que "la plupart des auteurs de ce massacre sont des chabbiha (miliciens du régime)".

"J'ai décidé de partir car il était devenu très difficile de rester à cause des affrontements de plus en plus violents", explique de son côté Abou Mouhammad, qui a combattu aux côtés de l'ASL dans le quartier de Baalaba.

Il dit avoir laissé sa famille --son épouse et cinq enfants--, "chez des proches dans une zone calme de Homs" contrôlée par l'armée, affirmant n'avoir pu dormir de la nuit après avoir entendu parler du massacre. Il allait tenter de faire venir sa famille au Liban.

Les forces gouvernementales ont repris le 1er mars le quartier rebelle de Baba Amr, à Homs, pilonné et bombardé pendant un mois, faisant quelque 700 morts et des milliers de blessés, selon l'ONG Human Rights Watch.

Selon le Haut-commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), quelque 2.000 réfugiés syriens sont arrivés au Liban depuis une semaine pour fuir la répression de la révolte par le régime syrien, notamment dans la région de Homs.

Plus de 7.000 réfugiés syriens ont été enregistrés au Liban par le HCR depuis un an.
Cinquante familles syriennes ayant fui la ville de Homs (centre) depuis dimanche après avoir eu vent du "massacre" de femmes et enfants se sont réfugiés à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, a indiqué un militant syrien sur place."Cinquante familles sont arrivées à Tripoli et ses environs après avoir fui Homs entre hier (dimanche) et aujourd'hui. Elles ont fui après avoir entendu parler du massacre de Homs", a indiqué à l'AFP Ahmad Moussa, porte-parole du Comité des réfugiés syriens au Liban. "Les gens sont épuisés, ils n'ont rien apporté avec eux"."Des centaines de familles ont fui Homs dans la nuit, notamment le quartier de Karm al-Zeitoun, par crainte de nouveaux massacres par les forces du régime" et "beaucoup ont passé la nuit en plein air", selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).Une...