Le courant du Futur a estimé que « certaines parties au pouvoir semblent vouloir ramener les pendules en arrière, plus précisément à l’heure du régime policier défunt ». « L’époque des 7 août (2001) est révolue », ajoute le communiqué en référence à la rafle qui a frappé les milieux de l’opposition chrétienne au début du millénaire, à la suite de la réconciliation druzo-chrétienne de la Montagne.
Le chef du PNL, Dory Chamoun, a souligné que les étudiants qui ont manifesté samedi dans le centre-ville de Beyrouth « ne menaçaient pas la paix civile ». M. Chamoun a néanmoins évité d’imputer la responsabilité de ce qui s’est passé aux forces de l’ordre de façon collective. « Il se peut qu’un officier fraîchement promu voulait susciter un problème et a donné des ordres à ses subordonnés. Il mérite la prison », a-t-il dit.
« Ce que nous avons vu, nous pensions qu’il était révolu à jamais », a souligné pour sa part le député FL Antoine Zahra. « L’histoire qui nous honore et qui sert de modèle pour les peuples arabes en quête de liberté gêne apparemment certaines parties au point de vouloir l’effacer », a-t-il ajouté.
« Qu’aurait-il fallu pour que les manifestants puissent manifester ? Qu’ils ne brandissent pas de drapeaux libanais, comme cela été le cas dimanche (3 mars) à Beyrouth ? Qu’ils soient menaçants pour la paix civile afin que l’État et ses services se rangent à leur côté pour préserver la stabilité ? En est-on arrivé à ce point où l’État craint les puissants et montre sa force contre les démocrates pacifiques ? » a martelé M. Zahra.
De son côté, le CPL a condamné « les affrontements entre les forces de l’ordre et les étudiants Kataëb et PNL », tout en se solidarisant avec les manifestants sur l’objet de leur mouvement. « Nous assurons à tous les étudiants, ainsi que l’avait promis le général Michel Aoun, qu’un manuel d’histoire comme celui (en préparation) ne saurait voir le jour, d’autant qu’il ignore délibérément les sacrifices consentis par l’armée et le peuple pour consolider l’indépendance et recouvrer la souveraineté », affirme le CPL.
Enfin, le PSP a plus franchement stigmatisé « la répression des étudiants qui exprimaient leur opinion politique en vertu de ce qui est garanti par la Constitution, les lois, les usages et les coutumes démocratiques libanaises ».
« Indépendamment de notre point de vue sur le fond (le manuel d’histoire), chaque partie politique a le droit de s’exprimer dans le respect des cadres pacifiques et démocratiques et de façon conforme à la Constitution et aux lois, tout à fait comme cela s’était produit la semaine précédente avec deux manifestations opposées qui se sont déroulées sans incident », souligne le parti de Walid Joumblatt.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
2013 verra la VICTOIRE de la révolution du Cèdre qui apportera la Paix, l'Entente et l'Unité au pays.
13 h 58, le 12 mars 2012