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Liban

La déclaration de Michel Sleiman

Interrogé par les journalistes lors d’une tournée hier au Salon du livre libanais, à Antélias, au sujet de la répression violente de la manifestation, samedi, le président de la République, Michel Sleiman, a déclaré : « Ce qu’on a vu n’a rien de libanais. C’est un incident exceptionnel qu’il nous faut traiter en conséquence. Le tableau au Liban depuis 2004, tel que nous l’avons nous-mêmes dessiné, est différent pour ce qui est du comportement de l’armée et des FSI avec les citoyens. »
« Je regrette qu’un tel incident ait pu avoir lieu. Les manifestants étaient des jeunes gens, tout comme les militaires en charge de la sécurité. Il n’y a aucune différence entre les deux. Il y a eu une erreur au niveau de la coordination, ce qui a permis à un individu manquant de courtoisie de tenter de faire du mal à un officier ou un militaire », a-t-il dit.
Et d’ajouter : « Le ministère de l’Intérieur va enquêter sur cette affaire afin de corriger les erreurs et éviter un comportement similaire à l’avenir. Et il revient aussi aux jeunes (étudiants) de considérer leurs propres erreurs et de sanctionner celui qui en est responsable pour que cela ne se produise plus. C’est finalement un incident d’envergure mineure dont nous tirerons les leçons afin d’empêcher sa réédition. »

 « Consolider Taëf »
Évoquant par ailleurs la situation du Liban au milieu des remous qui secouent en particulier le monde arabe, le chef de l’État a dit : « Nous avons le sentiment que notre système pluraliste et consensuel a été comme une soupape de sécurité pour le Liban. Nous devons aller de l’avant en consolidant notre système. J’entends par là une consolidation de Taëf par un traitement des failles qui sont apparues dans la mise en œuvre de cet accord depuis plus de vingt ans. »
« Il ne s’agit nullement de reprendre des prérogatives d’un pouvoir au bénéfice d’un autre pouvoir, mais plutôt d’améliorer la répartition des responsabilités. Le système de Taëf a prouvé qu’il était le bon système pour le Liban. Il faut le consolider pour qu’il demeure valable pour les dizaines d’années à venir », a ajouté le président Sleiman.
Interrogé par les journalistes lors d’une tournée hier au Salon du livre libanais, à Antélias, au sujet de la répression violente de la manifestation, samedi, le président de la République, Michel Sleiman, a déclaré : « Ce qu’on a vu n’a rien de libanais. C’est un incident exceptionnel qu’il nous faut traiter en conséquence. Le tableau au Liban depuis 2004, tel que nous l’avons nous-mêmes dessiné, est différent pour ce qui est du comportement de l’armée et des FSI avec les citoyens. »« Je regrette qu’un tel incident ait pu avoir lieu. Les manifestants étaient des jeunes gens, tout comme les militaires en charge de la sécurité. Il n’y a aucune différence entre les deux. Il y a eu une erreur au niveau de la coordination, ce qui a permis à un individu manquant de courtoisie de tenter de faire du...
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