"Nous ne pouvons être d'accord avec le projet de résolution dans sa forme actuelle. Le texte de la résolution en discussion est déséquilibré", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Guennadi Gatilov, cité par l'agence Interfax.
"Le problème principal est l'absence d'appel simultané à tous les parties (rebelles et forces gouvernementales, ndlr) afin de prendre des mesures pratiques dans le contexte d'un cessez-le-feu", a-t-il ajouté.
La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a déjà bloqué deux résolutions des Occidentaux condamnant le répression du régime de Bachar al-Assad.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU se sont à nouveau réunis pour discuter d'un nouveau projet de résolution américain exigeant du gouvernement syrien qu'il mette un terme à la répression sanglante de la contestation populaire.
Le texte "exige" que le gouvernement syrien arrête "immédiatement" toutes les violences et "appelle" aussi l'opposition syrienne à "s'abstenir de toute violence" dans le cas où le gouvernement syrien se plierait aux premières exigences de cette résolution, selon une copie que l'AFP a pu consulter.
Vendredi, M. Gatilov a indiqué que la Russie avait été informée par plusieurs sources que le Conseil de sécurité de l'Onu avait l'intention de soumettre cette résolution au vote lors d'une réunion lundi.
"C'est inacceptable de donner une échéance à l'adoption du texte. Le facteur temporel n'est pas pour nous le plus important", a-t-il expliqué.
"Le plus important est de trouver un texte qui soit réaliste, non ambigu, et dont le but est de régler de manière stable la situation", a-t-il souligné.


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