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Moyen Orient et Monde - Célébration Du 8 Mars

L’appel de l’ONU : Puiser dans l’immense potentiel des femmes

La haut-commissaire de l’ONU aux Droits de l’homme, Navi Pillay, a lancé hier à Genève un appel pour « puiser dans l’immense potentiel des femmes », à l’occasion de la Journée internationale des femmes.
Selon Mme Pillay, l’exclusion des femmes de la politique et de l’économie est encore la règle dans le monde d’aujourd’hui, et seuls des changements structurels et institutionnels « assureront la reconnaissance des femmes comme des citoyennes égales et partenaires égales dans les prises de décision ».
Les statistiques montrent que les femmes ne détenaient que 19,3 % des sièges dans les Parlements à travers le monde l’an dernier, a souligné la haut-commissaire. Un grand nombre de femmes candidates à une responsabilité politique ne sont pas suffisamment suivies par la presse, a-t-elle ajouté. Sur le plan économique, seules 12 des 500 plus grosses entreprises mondiales sont dirigées par des femmes, et dans les pays en voie de développement, les femmes sont rarement propriétaires des terres qu’elles cultivent. Et selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), sur 100 propriétaires fonciers à travers le monde, seulement 20 sont des femmes.
« Avec trop peu de femmes responsables en politique et malheureusement trop peu de femmes dirigeantes dans l’industrie, elles ne participent pas aux discussions décisives pour trouver des solutions aux crises mondiales », a encore regretté Navi Pillay.
Autre statistique déplorable : quelque 1 000 femmes meurent chaque jour en accouchant ou des suites de complications liées à la grossesse, alors qu’on pourrait éviter ces décès, ainsi que ceux de leurs nouveau-nés. C’est ce qu’a affirmé hier l’organisation MSF (Médecins sans frontières), dans un communiqué.
Pendant ce temps, la directrice exécutive d’ONU Femmes et ex-présidente du Chili, Michelle Bachelet, dénonçait à Rabat la condition des femmes arabes : les femmes ont joué un rôle « essentiel dans les révoltes arabes », mais les progrès pour l’avancement de leur statut « sont très lents », a-t-elle déclaré. Quelques heures auparavant, huit femmes, actrices des soulèvements du printemps arabe, ont lancé « un appel pour la dignité et l’égalité » afin que « les femmes soient en droit de bénéficier au même titre que les hommes du souffle de liberté (...) qui gagne cette région du monde ».
Aux quatre coins du monde arabe, cette Journée de la femme était célébrée comme il se doit. Au Caire, des centaines de femmes ont ainsi manifesté pour exiger le droit de participer à la rédaction de la nouvelle Constitution. Des Irakiennes ont vivement dénoncé les restrictions que leur impose la société irakienne, « dominée par les hommes », lors de plusieurs événements organisés à Bagdad. En Tunisie, plusieurs milliers de personnes ont manifesté devant le siège de l’Assemblée constituante à Tunis pour la défense du statut de la femme tunisienne, l’un des plus avancés du monde arabo-musulman, et pour mettre en garde contre tout « retour en arrière ». Enfin, des Palestiniennes ont manifesté dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, en appelant à la libération d’une Palestinienne détenue par Israël, en grève de la faim.
Enfin, l’organisation catholique Caritas International a dénoncé hier également l’inexistence ou l’inefficacité de systèmes de protection mis en place par les États pour les femmes migrant seules dans le monde, dont elle a évalué le nombre à plus de cent millions. Dans son rapport intitulé « Le visage féminin de la migration », Caritas détaille « les difficultés auxquelles sont confrontées plus de 100 millions de femmes qui cherchent de nouveaux débouchés en dehors de leur pays d’origine et qui voyagent sans leur famille ».
La haut-commissaire de l’ONU aux Droits de l’homme, Navi Pillay, a lancé hier à Genève un appel pour « puiser dans l’immense potentiel des femmes », à l’occasion de la Journée internationale des femmes.Selon Mme Pillay, l’exclusion des femmes de la politique et de l’économie est encore la règle dans le monde d’aujourd’hui, et seuls des changements structurels et institutionnels « assureront la reconnaissance des femmes comme des citoyennes égales et partenaires égales dans les prises de décision ».Les statistiques montrent que les femmes ne détenaient que 19,3 % des sièges dans les Parlements à travers le monde l’an dernier, a souligné la haut-commissaire. Un grand nombre de femmes candidates à une responsabilité politique ne sont pas suffisamment suivies par la presse, a-t-elle ajouté. Sur le...
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