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Liban - La Situation

Le Liban au cœur du maelström régional

L’actualité locale a apporté hier une nouvelle preuve que le Liban est au cœur du maelström régional. C’est ainsi que, le même jour, les deux ambassadeurs des États-Unis et de Syrie ont formulé à l’intention du gouvernement deux vœux inconciliables. L’ambassadeur syrien Abdel Karim Ali a demandé l’arrestation des combattants de l’Armée syrienne libre qui pénètrent au Liban, tandis que Maura Connelly demandait, au contraire, qu’ils soient accueillis comme des réfugiés, pour peu qu’ils remettent leurs armes.


Le Conseil supérieur de défense, réuni à Baabda, en a discuté hier. Il est clair que la position de neutralité adoptée par le gouvernement, à l’égard de la crise syrienne, n’est pas de tout repos, quand on en vient aux détails. Les résolutions du Conseil sont restées secrètes, mais on estime en général qu’il pourrait offrir l’asile politique à des combattants désarmés, mais qu’il s’efforcera de rendre hermétiques les frontières. Cela est possible du côté d’Arsal. Mais la chose sera plus difficile au niveau de Wadi Khaled, en raison de l’interpénétration du tracé des frontières des deux pays.


Dans le même temps, on obtenait confirmation, d’une source proche du Hezbollah, que ce parti réaménage sa présence dans la Békaa dans l’éventualité d’un effondrement du régime syrien, qu’il ne peut exclure, et d’une situation chaotique qui l’exposerait à des attaques de groupes extrémistes sunnites.


Sur un plan global, cependant, il semble que l’option de l’apaisement ait en ce moment la faveur des puissances occidentales. On en veut pour preuves la mise en garde de Kofi Annan contre un surcroît de militarisation de la révolution syrienne et l’appel de Barack Obama à l’apaisement, que l’ayatollah Khamenei a saisi au bond.


Sur le plan interne, un Conseil des ministres se tient ce matin à Baabda. À l’ordre du jour : les deux quitus à accorder aux 11 milliards dépensés hors budget entre 2006 et 2010 par le gouvernement présidé par Fouad Siniora, et les 8 900 milliards de livres dépensées, toujours hors budget, par le gouvernement de M. Mikati en 2011. Les tractations fiévreuses de la journée d’hier auraient permis de trouver une solution légale à ces dépenses, au point de faire dire au Premier ministre que « la page des dossiers financiers sera définitivement tournée aujourd’hui ». L’accord comprendrait une clause prévoyant que les 11 milliards seraient soumis, ultérieurement, à la vérification de la Cour des comptes.


Le Conseil des ministres d’aujourd’hui ne sera pas de trop pour examiner la situation sociale qui se dégrade, notamment sous l’effet de la hausse mondiale du prix des carburants. Des grèves sectorielles sont à prévoir sur ce plan. Par ailleurs, un nouveau rapt dans la Békaa ainsi que des hold-up viennent souligner la précarité grandissante de l’état de la sécurité, notamment en raison de la perméabilité des frontières.

L’actualité locale a apporté hier une nouvelle preuve que le Liban est au cœur du maelström régional. C’est ainsi que, le même jour, les deux ambassadeurs des États-Unis et de Syrie ont formulé à l’intention du gouvernement deux vœux inconciliables. L’ambassadeur syrien Abdel Karim Ali a demandé l’arrestation des combattants de l’Armée syrienne libre qui pénètrent au Liban, tandis que Maura Connelly demandait, au contraire, qu’ils soient accueillis comme des réfugiés, pour peu qu’ils remettent leurs armes.
Le Conseil supérieur de défense, réuni à Baabda, en a discuté hier. Il est clair que la position de neutralité adoptée par le gouvernement, à l’égard de la crise syrienne, n’est pas de tout repos, quand on en vient aux détails. Les résolutions du Conseil sont restées secrètes, mais on...
commentaires (3)

- - Que de wishful thinking dans votre article ! La réponse à la " vulgaire " et impossible demande de madame Connelly et sa flagrante ingérence dans nos affaires intérieures , ne s'est pas fait attendre et pas de n'importe qui : du patriarche Maronite de l'AIB avant son départ pour la Jordanie , puis du commandant en chef de l'armée Libanaise le général Ahwagi , qui ont refusé catégoriquement cette ingérence et cette proposition qui ne verra jamais le jour ! Je vous signale que la justice Syrienne à fait parvenir à la justice Libanaise une demande officielle d'extradition de tous les combattants Syriens qui se trouvent sur le territoire Libanais , selon les accords sécuritaires et militaires qui lient les deux pays !! d'où sa réunion hier à Baabda pour répondre et mettre cette " juste " demande officielle en exécution . Pour ce qui est des 11 ou 16 milliards de dollars et leur quitus , attendez de voir les résultats du conseil des ministres de ce jour , vous serez surpris .

JABBOUR André

03 h 49, le 09 mars 2012

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Commentaires (3)

  • - - Que de wishful thinking dans votre article ! La réponse à la " vulgaire " et impossible demande de madame Connelly et sa flagrante ingérence dans nos affaires intérieures , ne s'est pas fait attendre et pas de n'importe qui : du patriarche Maronite de l'AIB avant son départ pour la Jordanie , puis du commandant en chef de l'armée Libanaise le général Ahwagi , qui ont refusé catégoriquement cette ingérence et cette proposition qui ne verra jamais le jour ! Je vous signale que la justice Syrienne à fait parvenir à la justice Libanaise une demande officielle d'extradition de tous les combattants Syriens qui se trouvent sur le territoire Libanais , selon les accords sécuritaires et militaires qui lient les deux pays !! d'où sa réunion hier à Baabda pour répondre et mettre cette " juste " demande officielle en exécution . Pour ce qui est des 11 ou 16 milliards de dollars et leur quitus , attendez de voir les résultats du conseil des ministres de ce jour , vous serez surpris .

    JABBOUR André

    03 h 49, le 09 mars 2012

  • Avec des milliards de dollars qui seraient soumis à la vérification de la Cour des comptes mais à la Saint Glin Glin , et aussi des frontieres ouvertes avec des rumeurs qui courent que les entrainements se font de nouveau pour l’ opposition syrienne dans des camps palestiniens , la crainte c’ est de revivre un dérapage sécuritaire comme en 1975. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    01 h 19, le 09 mars 2012

  • LA SITUATION. D'un côté le haut-commissaire du régime syrien qui "ordonne" que tout combattant de l'Armée syrienne libre qui réussit à fuir en territoire libanais soit kidnappé comme, par ses "chabbiha", l'a été Chebli el-Aissami, et qu'il soit remis au régime de son Excellence, c'est à dire à la torture et à la mort. D'un autre côté l'ambassadrice de la puissance qui ne jouit plus d'aucune crédibilité dans le monde arabe pour son alignement aveugle sur Israel et dont le président vient de recevoir l'ordre de Netanyahu "d'aller doucement" avec Assad et son régime, d'où le théâtre américain sur le soulèvement du peuple syrien. Elle demande, elle, justice (pourquoi jamais en Palestine cette justice ?) pour des éléments de l'ASL qui éventuellement fuiraient au Liban, c'est à dire qu'ils soient désarmés et traités en réfugiés, ce qui serait humain et correspondrait aux normes internationales. Entre les deux options, le gouvernement tente de manoeuvrer. Toujours devant l'éternel problème de frontières non délimitées avec la Syrie, par l'éternel appétit du régime syrien d'avaler le Liban. Quoi qu'en ce moment il ait de graves troubles d'estomac.

    Halim Abou Chacra

    22 h 22, le 08 mars 2012

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