Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir ajouté cette organisation à leur liste noire des personnes physiques et morales visées par des sanctions financières américaines en raison de la répression sanglante.
Pour Sana, ces sanctions s'incrivent "dans le cadre de la confiscation de la liberté d'opinion et de presse dont se targuent les Etats-Unis et les pays occidentaux".
"Cette position américaine trahit le discours occidental mensonger (...) et prouve que les principes de liberté de la presse et de démocratie vantées par ces puissances ne sont que des slogans qu'elles utilisent pour servir uniquement leurs intérêts et leurs agendas politiques", ajoute l'agence.
"Ces sanctions reflètent également l'embarras occidental et américain face au rôle joué par l'organisation de la radio-télévision publique et les autres médias nationaux qui mettent à nu la campagne de désinformation et de mensonges médiatiques contre la Syrie", poursuit-elle.
Depuis le début de la révolte il y a un an, le régime impose des restrictions aux médias, notamment occidentaux, pour la couverture des violences attribuées par Damas à des "gangs terroristes armés".
Un message largement relayé par les médias officiels qui évoquent très rarement le grand nombre de victimes rapporté par les militants.
"Les médias officiels sont les derniers à pouvoir parler de liberté de la presse", a réagi Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Ils n'expriment qu'une seule opinion, celle du régime", a-t-il ajouté à l'AFP.
La radio-télévision publique "a servi d'instrument au régime alors que celui-ci mettait en place des attaques de plus en plus barbares contre sa propre population et elle cherche à cacher les violences autant qu'à les légitimer", a indiqué le département du Trésor américain.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine