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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Russe

Poutine sûr de lui avant le scrutin de demain

Moscou propose de rétablir les relations diplomatiques avec Tbilissi, qui refuse.

« Pour Poutine ! Et c’est tout ! » peut-on lire sur ce drapeau à Moscou, à deux jours de la présidentielle. Natalia Kolesnikova/AFP

Dans un entretien à des médias étrangers publié sur le site du gouvernement russe, Vladimir Poutine s’est dit sûr du soutien de la majorité en vue de la présidentielle de demain, malgré la vague de contestation en Russie. Il a même été jusqu’à se féliciter de la protestation contre son régime, au dernier jour de la campagne électorale.
« Je suis, par exemple, très content que cette situation ait lieu », a-t-il dit, interrogé sur la vague de manifestations déclenchée par les fraudes présumées aux législatives de décembre. « Cela veut dire que les autorités (...) doivent réagir avec vivacité à ce qu’il se passe dans le pays et à l’humeur des gens, et à répondre à leurs attentes », a-t-il poursuivi, estimant qu’il s’agissait « d’une bonne expérience pour la Russie ». Il a aussi exclu tout durcissement du régime. « Et pourquoi le ferais-je ? Pourquoi ces craintes, alors que nous faisons exactement l’inverse ? Nous n’avons rien prévu de tel », a-t-il dit.
M. Poutine s’est donc dit sûr d’avoir le soutien de la majorité des Russes, même dans les grandes villes et au sein de la classe moyenne où l’opposition est réputée la plus forte. « Vous considérez que là-bas la majorité de la population est contre moi ? Dans quels sondages ? J’y ai simplement moins de partisans, mais ils sont tout de même la majorité », a-t-il jugé. Ces derniers mois, l’homme fort de la Russie s’est efforcé de diaboliser ses détracteurs, les accusant d’être à la solde des États-Unis, de préparer des fraudes électorales pour mettre en cause le pouvoir et même de vouloir assassiner l’un des leurs pour pouvoir en accuser le régime.
De son côté, l’opposition dénonce ce discours et estime que le scrutin présidentiel ne peut être libre, M. Poutine ayant bénéficié dans sa campagne du soutien de tous les médias d’État et organes du pouvoir. Plusieurs « documentaires » présentant le pays comme une forteresse assiégée et affirmant que des leaders d’opposition et défenseurs des droits de l’homme sont à la solde de gouvernements étrangers ont effectivement marqué la campagne. L’opposition prévoit par ailleurs une nouvelle manifestation dès lundi, après celles sans précédent de décembre et février.
C’est dans ce contexte tendu que le milliardaire russe Vladimir Potanine a battu en brèche hier l’idée de M. Poutine de faire payer aux oligarques les privatisations des fleurons du pays dans les années 1990, qui leur ont permis de faire fortune, notamment dans les secteurs minier et pétrolier.
Pour la présidentielle, Poutine sera confronté à quatre concurrents, qui se sont gardés d’attaquer frontalement le régime tandis que les critiques du pouvoir n’ont pas pu présenter de candidat. L’ex-agent du KGB a par ailleurs clairement laissé entendre qu’il ne songeait pas à une retraite politique, n’excluant pas d’être candidat à la présidentielle de 2018, car ce serait « normal » avec le soutien de la population. Il a aussi maintenu dans l’entretien diffusé hier que M. Medvedev deviendra son Premier ministre en cas de victoire demain.
Et dans un geste d’apaisement qui coïncide avec le scrutin présidentiel imminent, la Russie a proposé hier à la Géorgie le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays pour la première fois en quatre ans. Toutefois, la Géorgie a jugé hier « impossible » un tel rétablissement tant que Moscou continue de reconnaître l’indépendance de deux régions séparatistes prorusses géorgiennes, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud.

(Source : agences)
Dans un entretien à des médias étrangers publié sur le site du gouvernement russe, Vladimir Poutine s’est dit sûr du soutien de la majorité en vue de la présidentielle de demain, malgré la vague de contestation en Russie. Il a même été jusqu’à se féliciter de la protestation contre son régime, au dernier jour de la campagne électorale.« Je suis, par exemple, très content que cette situation ait lieu », a-t-il dit, interrogé sur la vague de manifestations déclenchée par les fraudes présumées aux législatives de décembre. « Cela veut dire que les autorités (...) doivent réagir avec vivacité à ce qu’il se passe dans le pays et à l’humeur des gens, et à répondre à leurs attentes », a-t-il poursuivi, estimant qu’il s’agissait « d’une bonne expérience pour la Russie ». Il a aussi exclu...
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