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Daniels rend hommage aux habitants de Homs, "héros qui se font massacrer"

Le journaliste William Daniels, rapatrié vendredi en France avec sa consoeur Edith Bouvier, a rendu hommage aux habitants de Homs (Syrie) qui les ont protégés et d'où ils ont été évacués la veille, "des héros qui se font massacrer" et les ont traités "comme des rois" durant "neuf jours de cauchemar".

"Il y avait tout Bab Amr (le quartier de Homs repris jeudi aux rebelles par l'armée syrienne, ndlr) avec nous", a dit à la presse le photographe, dans sa première déclaration depuis son retour.

"Ils nous ont traités comme des rois. On était dans une des maisons les plus protégées. Ces gens sont des héros qui se font massacrer", a-t-il dit à l'aéroport de Villacoublay (Yvelines), visiblement ému.

"Je suis profondément choqué par ce qui se passe là-bas, ce qui s'est passé et ce qui continue à se passer", a-t-il poursuivi.

"Ceux qui nous ont sauvé la vie sont sûrement morts, enfin je ne sais pas...", a-t-il conclu, les larmes aux yeux. Il n'a pas souhaité donner de détail sur les conditions dans lesquelles Edith Bouvier et lui ont été évacués.

"Moi ça va très bien, Edith ça va très bien. Elle a la pêche. Sa jambe, il n'y a pas de problème", a rassuré celui dont le président de la République a loué l'attitude "chevaleresque" pour avoir choisi de rester avec sa consoeur blessée quand il aurait pu être évacué plus tôt.

Il a précisé qu'Edith Bouvier devait être opérée dès vendredi soir à l'hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine) où elle est arrivée peu après 19H15, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Cela fait du bien de vous voir", a dit William Daniels à ses confrères venus l'interviewer. "On s'est senti un peu seul... On n'avait pas réalisé que ça avait pris tant d'ampleur et tant de médiatisation".

"C'était neuf jours de cauchemar non stop avec des espérances qui s'effondrent pour un détail tout bête, tous les jours quasiment. Et ces obus qui continuent à tomber... Des fois je pense que c'est pas loin de 300 obus qui sont tombés sur Bab Amr dans la journée".
Le journaliste William Daniels, rapatrié vendredi en France avec sa consoeur Edith Bouvier, a rendu hommage aux habitants de Homs (Syrie) qui les ont protégés et d'où ils ont été évacués la veille, "des héros qui se font massacrer" et les ont traités "comme des rois" durant "neuf jours de cauchemar". "Il y avait tout Bab Amr (le quartier de Homs repris jeudi aux rebelles par l'armée syrienne, ndlr) avec nous", a dit à la presse le photographe, dans sa première déclaration depuis son retour. "Ils nous ont traités comme des rois. On était dans une des maisons les plus protégées. Ces gens sont des héros qui se font massacrer", a-t-il dit à l'aéroport de Villacoublay (Yvelines), visiblement ému."Je suis profondément choqué par ce qui se passe là-bas, ce qui s'est passé et ce qui continue à se passer", a-t-il...