Une photo postée sur une page de l'opposition syrienne sur Facebook montrant une manifestation massive à Binnich, dans la province d'Idleb.
L'armée a tiré sur des milliers de personnes descendues dans la rue en Syrie vendredi à l'appel de l'opposition pour réclamer que l'Armée syrienne libre (ASL) puisse recevoir des armes de l'étranger après la chute du bastion rebelle de Baba Amr, à Homs (centre).
Au moins 10 personnes ont été tuées vendredi à Baba Amr et 25 autres dans des violences dans le reste du pays, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Douze civils, dont cinq enfants, ont été tués par une roquette tirée par l'armée sur une manifestation à Rastane, dans la province de Homs, selon l'OSDH, qui a ajouté que cinq autres manifestants avaient été blessés par des tirs des forces de sécurité à Damas.
A Alep (nord), deuxième ville du pays qui connaît une mobilisation de plus en plus importante, trois manifestants ont été tués, selon l'OSDH. "Des milliers de manifestants ont participé à 12 défilés dans la ville en soutien à Homs et aux villes assiégées dans la région d'Alep, pour réclamer la chute du régime et des armes pour l'ASL", a affirmé à l'AFP le porte-parole des comités de militants à Alep, Mohammed Halabi.
Huit personnes ont été blessées lorsque les forces de sécurité ont tiré pour disperser des rassemblements à Alep et des dizaines d'autres ont été arrêtées, selon l'OSDH, qui fait également état de cinq manifestants blessés par des tirs des forces de sécurité à Damas.
Mohammad al-Chami, porte-parole des Comités locaux de coordination (LCC) de Damas, a fait état de rassemblements dans plusieurs quartiers de la capitale, en particulier à proximité de bâtiments officiels, en soutien à Baba Amr et pour armer l'ASL. Deux civils ont été tués par des tirs des services de sécurité à Douma, près de Damas et un autre a été abattu par un tireur embusqué à Hama (centre).
Et près de Maaret al-Noomane (nord-ouest), "un jeune homme a été tué par des tirs en provenance d'un barrage des forces de sécurité", selon l'OSDH, qui cite des habitants du village.
Dans cette même province, "un homme et sa femme ainsi qu'un chauffeur de taxi ont été tués par des tirs d'origine inconnue contre la voiture dans laquelle ils roulaient sur le pont de la ville de Saraqeb", selon la même source.
Trois autres civils ont été tués par les forces de sécurité à Deir Ezzor (est), dont deux lors des funérailles du premier.
Vendredi matin, sept camions du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Croissant-Rouge arabe syrien (CRAS) sont arrivés à Homs avec de la nourriture, des médicaments, des couvertures et du lait infantile notamment, a indiqué le CICR. Le convoi n'a cependant pas pu entrer à Baba Amr au lendemain de la chute de ce quartier tenace, assiégé et bombardé par l'armée depuis le 4 février. Il est "inacceptable que des gens qui attendent de l'aide d'urgence depuis des semaines n'aient toujours reçu aucun soutien", a déclaré le président du CICR Jakob Kellenberger.
Homs est à la pointe de la contestation en Syrie où depuis bientôt un an une révolte est réprimée dans le sang, faisant plus de 7.500 morts selon l'ONU. Baba Amr, repris par l'armée régulière jeudi, n'avait ni électricité, ni nourriture ni moyens de communications, selon les militants.
Le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a appelé les autorités syriennes à ne pas exercer de "représailles" à Baba Amr, s'inquiétant après avoir reçu des informations non confirmées de 17 exécutions sommaires.
Parallèlement, après la chute de Baba Amr, des leaders locaux de la révolution et des commandants de l'ASL ont confié leurs craintes que l'armée n'attaque la petite ville rebelle de Qousseir, à 15 km de Homs. L'ASL, qui dit compter une vingtaine de milliers de déserteurs, envisageait de ne pas défendre Qousseir pour ne pas la transformer en champ de bataille. Ils ont conseillé à quelques journalistes se trouvant dans la ville de partir, envisageant l'arrivée de l'armée régulière samedi ou dimanche.
Les combattants de l'ASL ne disposaient d'aucun armement lourd à opposer aux chars du régime, dont plus de 200 se trouveraient dans la région, tandis que des combattants ont signalé l'arrivée de renforts gouvernementaux.
Le Conseil national syrien (CNS), principale instance de l'opposition, vient de créer un "bureau militaire" pour organiser des approvisionnements en armes. Devant la paralysie de la communauté internationale, il avait appelé les hommes d'affaires syriens et arabes à financer les opérations rebelles. Des pays, comme le Qatar, se sont déjà dit prêts à fournir des armes.
Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens ont de leur côté haussé le ton, souhaitant "que les responsables des atrocités syriennes répondent de leurs actes" devant la justice internationale.
Une saisine de la Cour pénale internationale pour sanctionner la répression en Syrie nécessite un feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU où Damas bénéficie du soutien de la Russie et de la Chine. Moscou a toutefois pris ses distances vendredi. "Les réformes proposées (par le régime) auraient évidemment dû être menées depuis longtemps", a estimé le Premier ministre Vladimir Poutine en niant que son pays ait une "relation particulière avec la Syrie".
La France a fermé son ambassade à Damas pour dénoncer le "scandale" de la répression qui a fait "plus de 8.000 morts" en un an, a annoncé le président Nicolas Sarkozy, condamnant l'attitude "particulièrement inadmissible" de Damas dans les tentatives d'évacuation des journalistes français Edith Bouvier et William Daniels. Bouvier, grièvement blessée à la jambe, et Daniels, étaient bloqués à Baba Amr depuis un bombardement qui a tué, le 22 février, deux de leurs confrères (la journaliste américaine Marie Colvin et le reporter français Rémi Ochlik). Ils ont pu quitter la Syrie vers le Liban jeudi. Vendredi, en milieu de journée, ils ont décollé de Beyrouth vers Paris, où le président Sarkozy doit les accueillir vers 17H00 GMT, selon l'Elysée.
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Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
-- J'ai une pensée pour ce pauvre régime qui combat sans savoir pourquoi et contre qui , à qui on a remis une arme et des munitions au nom de « Minorités » , après un bon lavage de cerveau qui les mène à payer un prix certain , où ils seront chassés comme des Dhimis et viennent grossir le nombre de morts qui considèrent comme terroristes à ceux qui se cachent derrière ce génocide en Syrie . Je me réjouis pour le peuple Syrien que la fin de ce cauchemar est proche et touche à sa fin avec la libération de la ville de Homs la martyre , où les innocents civils jubilent en accueillant leur ARMÉE SYRIENNE LIBRE qui vient de les libérer du TYRAN qui n'a que trop duré .. Homs Outragée , Homs Brisée , Homs Martyrisée , Mais Homs Libérée ...
13 h 49, le 02 mars 2012