Concernant la crise syrienne, le clivage au sein même du gouvernement est on ne peut plus clair. L’axe Hezbollah-Amal-courant aouniste défend farouchement le pouvoir baassiste de Bachar el-Assad alors que les ministres représentant Walid Joumblatt ont pris position en faveur de la révolution syrienne et ne ratent aucune occasion pour s’en prendre au président syrien. Un certain modus vivendi semble s’être instauré à cet égard entre les composantes du gouvernement. Le commissaire à l’information du Parti socialiste progressiste, Rami el-Rayyes, a ainsi indiqué hier que « la position critique du PSP à l’égard du régime syrien n’est nullement liée à la situation interne libanaise, le parti étant soucieux de préserver la paix civile au Liban indépendamment du clivage politique entre les composantes du gouvernement au sujet de la crise syrienne ». M. Rayyes a précisé dans ce cadre que M. Walid Joumblatt reste attaché au maintien du gouvernement actuel sous la présidence de Nagib Mikati.
Autre obstacle explosif auquel est confronté le cabinet : le dossier des nominations. Dans son point de presse hebdomadaire qu’il a tenu hier à l’issue de la réunion de son bloc parlementaire, le chef du CPL Michel Aoun a déclaré qu’« aucun accord n’a été jusqu’à présent conclu avec le président Michel Sleiman » au sujet des nominations. « Ce dossier sera uniquement réglé si la Constitution est respectée, a-t-il ajouté. Je crois que toutes les parties sont désormais convaincues de la nécessité d’y adhérer. » Interrogé sur son différend avec le Premier ministre, M. Aoun s’est contenté de répondre que « les prochains jours révéleront les raisons de mes positions négatives à son égard ».
Le problème des dépenses
Quant au problème de la légalisation des dépenses hors budget, il devrait être au centre de la séance parlementaire prévue pour lundi prochain. Le député Atef Majdalani, membre du bloc du courant du Futur, a ainsi souligné hier que les députés du 14 Mars n’accepteront aucune solution à ce problème qui n’engloberait pas les 11 milliards de dollars dépensés par le gouvernement Siniora entre 2005 et 2009, « car ce montant a été dépensé de la même manière que la dépense de 8 900 milliards de LL que le gouvernement actuel veut légaliser, à savoir en dehors du budget ».
Même son de cloche au niveau du député Jamal Jarrah, également membre du bloc du Futur, qui a précisé que les 11 milliards de dollars dépensés par le gouvernement Siniora ont servi à couvrir le déficit de l’Électricité du Liban (5 milliards de dollars), ainsi que le service de la dette et les dépenses engendrées par les conséquences de la guerre de juillet 2006.
Le député Amine Wehbé (Gauche démocratique) a déclaré pour sa part que le 14 Mars s’opposera à toute solution qui ne prévoit pas une légalisation concomitante de toutes les dépenses hors budget. Une telle approche globale de la légalisation des dépenses est toutefois rejetée par le courant aouniste qui estime illégal le montant de 11 milliards de dollars. Cette question a également été débattue au cours de la réunion du bloc aouniste tenue hier. Le général Aoun a déclaré sur ce plan que « nous attendons la prochaine réunion du Conseil des ministres, lundi, et nous souhaitons que les choses se passent bien ».
Ce litige sur la question de la légalisation des dépenses hors budget paraît s’orienter, selon diverses sources, vers une solution consensuelle sous les auspices du président de la Chambre, Nabih Berry, mais les milieux aounistes campent sur leurs positions à ce sujet, rejetant tout parallèle entre les 11 milliards de dollars dépensés entre 2006 et 2009, qu’ils assimilent pour le mieux à de la « dilapidation » et pour le pire à du « vol », et les 6 milliards de dollars (8 900 milliards de livres) du cabinet en place qui, selon eux, sont parfaitement licites.
Le député Walid Khoury, membre du bloc parlementaire aouniste, a ainsi déclaré sur ce plan que la légalisation de la dépense de 8 900 milliards de livres libanaises fait l’objet d’un projet de loi, « contrairement aux onze milliards de dollars ». « Nous voulons légaliser les 8 900 milliards de livres et éplucher la dépense de onze milliards de dollars, sinon nous adopterons une position adéquate », a souligné M. Khoury qui a indiqué que ces propos sont adressés à « nos alliés et à tout le monde ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
De l’irrésistible et impossible "Bossfeirianisme" ! "Le BossfàRien-Amer" n’a qu’une seule et unique politique, celle qui consiste à franchir l’obstacle en lui tournant le dos, en passant donc ses deux jambes en dernier : Le "Changement et la Réforme". De tout temps il s’agite beaucoup pour ne Rien dire, ou pour finir par ne dire que des... Mais bon, passons ! On conçoit que, comme il l’a précisé, s’il s’énervait ainsi, c’est suite à son long éloignement du Pouvoir, et qu’intrinsèquement il est comme ça, période et état où, en effet, on se lâche volontiers en balançant du n'importe quoi ! Dans la formule qui vous la coupe et tue, il n’y a que le "pétulant Zahra" qui l’explique consciencieusement avec son indépassable formule : " Le BossfàRien a fait beaucoup de tort à la logique" ! En fait, il y a deux sortes de Libanais : les Révolutionnaires Cédraies, des Sains, et "les BossfàRiens", des Frères à Sœur Syrie. Il est très aisé de les reconnaître. S’il s’insurge contre elle, c’est un Cédraie. S’il se laisse faire, c’est une sorte de "Bigaradiers" ! Voilà qui dispense de toute autre considération sur la triste réalité de cette "marotte" gouvernementale, et sur des "orangés" qui viennent tout en plastronnant, expliquer encore, les "puinés" en tout, les grands bienfaits de Sœur Syrie. Fabula acta est ! La comédie est finie.
07 h 41, le 29 février 2012