Kofi Annan et Alain Juppé, hier à Genève. Denis Balibouse/Reuters
Les représentants de la diplomatie internationale, réunis à Genève pour le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ont appelé le régime syrien à faciliter le travail des humanitaires. « Nous espérons qu’il y aura une réponse positive des autorités syriennes afin que nous puissions aider toutes ces personnes affectées » par les violences en Syrie, a déclaré la présidente du Conseil, Laura Dupuy Lasserre, s’exprimant devant quelque 85 ministres et hauts responsables lors de l’ouverture de la principale session annuelle de l’instance onusienne. « Les autorités doivent permettre un accès sans entrave, neutre et impartial aux humanitaires », a exhorté pour sa part le secrétaire d’État des Affaires étrangères du Royaume-Uni, Jeremy Browne.
M. Browne a condamné les violences commises par le régime et s’est aussi dit « très préoccupé » par celles commises par les forces antigouvernement, rappelant que la commission d’enquête internationale a établi une liste confidentielle de suspects. À ce propos, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a demandé que le mandat de cette commission, qui a rendu son deuxième rapport la semaine passée, « soit prolongé ». Comme le demandent également les États-Unis et l’Union européenne. Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères suisse, Didier Burkhalter, a aussi appelé les autorités syriennes à permettre « aux acteurs humanitaires d’accéder aux populations affectées et de travailler sans entrave ». La Suisse « soutient les initiatives visant à soulager les personnes touchées par les violences, en particulier la proposition du CICR visant à instaurer une pause humanitaire », a-t-il ajouté. Berne estime qu’une « issue à la crise actuelle en Syrie passe inéluctablement par (...) un vrai dialogue incluant toutes les parties ». De son côté, le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, s’exprimant au nom de 75 pays et gouvernements, a eu une « pensée pour ces femmes, ces enfants (...) en Syrie (...) qui sont bafoués dans leurs droits, meurtris dans leur chair ».
Du côté des pays arabes, le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Khaled bin Mohammad al-Attiyah, a dénoncé « les tueries de civils et violences croissantes ». « Nous espérons que ce bain de sang et les tueries vont cesser dans un court délai », a déclaré pour sa part le secrétaire général de l’Organisation de coopération islamique (OCI), le Turc Ekmeleddin Ihsanoglu, appelant le régime syrien à engager un « dialogue avec l’opposition ».
Sur le plan diplomatique, Kofi Annan, ex-secrétaire général de l’ONU et émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe pour la crise en Syrie, a rencontré hier à Genève les chefs de la diplomatie iranienne et française.
Par ailleurs, la présidente du Conseil a annoncé la tenue d’un « débat urgent » de près de trois heures, aujourd’hui, sur l’aggravation de la situation en Syrie. Cette demande a été déposée pour mardi (27 février) par le Qatar, rejoint par plusieurs pays arabes, l’Union européenne (UE) et les États-Unis. La Russie a annoncé qu’elle « ne va pas s’opposer au déroulement » du débat, mais a appelé les délégations à ce que « la discussion se déroule de manière constructive ». Pour sa part, l’Iran, qui n’est pas membre du Conseil, a fait part de son objection à la tenue d’un tel débat, tandis que la haut-commissaire aux Droits de l’homme, Navi Pillay, a salué l’initiative.
M. Browne a condamné les violences commises par le régime et...


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Des prunes, des poires et des scoubidous bidous ahhh .... ! Voila ce que ces messieurs promettent au peuple Syrien!
08 h 48, le 28 février 2012